"Ceci n'est pas une rose"

Ne me collez pas d'étiquettes

Des étiquettes, dogmes et autres pensées uniques dans le végéta*isme 4 décembre 2012

Filed under: Café philo — Lilou @ 19:51

Je vous vois déjà rouler des yeux en pensant : « Oulà, mais elle nous ferait pas un article anti-végé, celle-là ! Aurait-elle perdu la tête ? » Point du tout. Cela fait un petit moment (euh, presque un an quand même ! procrastination, quand tu nous tiens…) que je voulais écrire cet article. Et c’est aujourd’hui, anniversaire de mon passage au végétalisme, que je me lance enfin. C’est pas plus mal d’avoir attendu car maintenant je pense désormais avoir un recul sur la question.

 

Souhaitez-moi un joyeux anniversaire, donc, car aujourd’hui j’ai un an. Un an de végétalisme. Moi, la carniste invétérée qui adorait la viande rouge bien saignante, j’ai tenu un an et je ne conçois plus un repas avec un produit animal.

 

Dans cet article, je vais vous faire part de mon cheminement et plus particulièrement je voudrais parler de l’aspect quasi-sectaire que l’on prête bien souvent au végétarisme et comment je l’ai perçu personnellement.

 

Il y a un an, donc, je n’étais pas dans ma meilleure forme et je culpabilisais énormément de ne pas agir suffisamment pour l’avenir de la planète (il faut dire que j’avais pour projet de départ de travailler dans l’humanitaire et puis j’ai fini prof de français – me demandez pas comment, j’ai du mal moi-même à le comprendre ^^, mais j’en suis ravie et je ne le regrette absolument pas !). Et puis j’ai entendu parler du végétarisme. Évidemment, je savais depuis longtemps que ça existait, mais je n’avais jamais cherché à comprendre les motivations des végétariens. Après quelques recherches, il m’a semblé évident que je devais faire ce choix moi aussi pour donner plus de cohérence à ma vie.

 

Au début, j’étais une végé timide. Quand j’étais invitée je mangeais comme d’habitude. Et puis je mangeais des œufs non issu de l’élevage industriel de temps en temps. Surtout, je me gardais de parler des raisons du végétarisme car je ne voulais pas paraître donneuse de leçons.

Il faut dire que j’ai une phobie des certitudes. Et les végés, c’est plein de certitudes : ils sont sûrs que le végétarisme est meilleur pour la santé, sûrs que c’est mieux pour l’environnement et sûrs que l’élevage d’animaux pour leur viande est un obstacle à une meilleure répartition des ressources de la planète pour tous. Au début, ça fait bizarre tant de certitudes. Et c’est probablement pour ça que le végétarisme peut sembler dogmatique au premier abord.

Moi, j’étais sûre de rien… Il y a beaucoup d’études citées par les végés pour appuyer leurs dires ; il y en a beaucoup aussi qui disent le contraire (ben, oui, par exemple, là, j’ai un exemple à chaud : l’UE vient d’autoriser l’augmentation des quotas pour la pêche de certaines espèces en eau profonde parce qu’une étude a montré que c’était pas grave, sic). Alors, tu commences à faire attention aux sources de chaque étude, aux personnes qui les ont commandées et aux personnes qui les ont réalisées. Et là, tu te rends compte que, oui, les végés peuvent se permettre d’avoir des certitudes. Toujours le même exemple pour la pêche en eau profonde, il existe des confits d’intérêts au sein de la commission  et la majorité de la communauté scientifique avait conclu différemment.

 

Autre chose. Au début, donc, je mangeais pas végé chez les autres (ça m’arrive toujours d’ailleurs, mais de moins en moins, tout simplement parce que les gens se sont adaptés et me préparent de plus en plus des plats végés), je mangeais quelques œufs, et je n’ai pas arrêté de consommer du miel (parce que là, j’ai vraiment du mal à avoir des certitudes). Quand je disais tout ça à des végés, on m’a répondu : « Mais alors tu ne peux pas vraiment te qualifier de végétalienne ! » ou encore « Comment peux-tu passer outre tes convictions juste pour ne pas froisser les gens ?! » Honnêtement, quand tu viens à peine de débuter, que tu trouves que tu fais déjà plein d’efforts, ça fait bizarre ce genres de remarques… On se dit que peut-être effectivement le végétarisme est une pensée unique, un moule.

En réalité, c’est un peu plus compliqué. Bien sûr, y’en a toujours quelques uns qui pensent être meilleurs que tout le monde et que tout le monde devrait prendre exemple sur eux, on peut pas passer à côté de ces spécimens. Mais, être végé ce n’est pas arrêter toute remise en question, ce n’est pas croire qu’une fois qu’on a arrêté toute consommation de produits animaux on a tout fait. D’ailleurs, « être végé » ça ne veut pas dire grand-chose à part ne plus consommer de produits animaux (à des degrés différents selon qu’on est végétarien, végétalien ou végan). Chacun, ensuite, le vit conformément à sa personnalité, à la force de ses convictions et selon ses priorités. Du coup, on peut quand même comprendre que les végés tiennent à ce que le mot « végétarisme » ne perde pas tout son sens. Quand on se proclame végétarien et qu’on mange du poisson, ou végétalien et qu’on mange des œufs, on n’œuvre pas en faveur de la clarté du concept. Il est assez difficile de se faire accepter en tant que végé, il est très difficile de se voir proposer des plats qui correspondent vraiment à ce que l’on mange, alors si tout le monde se met à être végé à sa sauce, on va vraiment plus s’en sortir… Quand on me disait : « tu n’es pas vraiment végétalienne car tu manges du miel », j’entendais : « il faut que tu arrêtes le miel » alors qu’en fait on me disait « tu ne peux pas exactement t’appeler végétalienne, il faut que tu précises ».

 

Du coup, ça peut sembler très pointilleux cette histoire de végétarisme et on peut avoir envie de rejeter cette étiquette qui semble lourde à porter. Et puis, on se pose deux minutes et on réfléchit un peu sur le concept d’étiquette : on ne pourra jamais trouver d’étiquette adéquate pour se définir. Même en en cumulant plusieurs, on passera à côté de la complexité d’une personnalité. À nous de faire la part des choses et de pas trop accorder d’importance à ces étiquettes. L’essentiel est d’être clair, d’appeler un chat, un chat, tout en gardant à l’esprit que la nuit, tous les chats sont gris (bon, ok, cette expression n’a aucun sens ici).

 

Bref, être végé, ce n’est pas une secte, on n’est pas tous pareil, on n’a pas tous les mêmes priorités. Certains s’arrêtent là, d’autres se battent sur plusieurs fronts. Certains sont plus engagés que d’autres. Finalement, si le végétarisme fait beaucoup de bruit, ce n’est pas vraiment dû aux végétariens eux-mêmes mais à ses détracteurs.

 

Pétition pour sauver le refuge de Tierheim en Belgique 4 novembre 2012

Filed under: Uncategorized — Lilou @ 16:45

Je relaie cette pétition à la demande d’une amie en qui j’ai confiance et qui connaît le travail accompli par ce refuge. Leur requête me semble assez réaliste et légitime.

 

Voici le texte de la pétition et le lien pour signer ICI

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« Monsieur le Ministre des Finances,

Par la présente, nous nous permettons de solliciter de votre bienveillance la prise en considération du problème de survie de l’ASBL Tierheim-Schoppen.

L’asbl a pour vocation première le recueil de chiens abandonnés.

Cette asbl risque de devoir fermer ses portes d’ici à la fin de l’année pour différentes raisons, dont la troisième a trait à vos compétences :Avant tout, la situation économique actuelle provoque non seulement une hausse des coûts liés aux énergies, mais également une augmentation du nombre de chiens abandonnés recueillis.

Ensuite, l’asbl a perdu en début d’année son plus gros donateur.

Enfin, suite au contrôle TVA du mois de mai, l’asbl est dorénavant assujettie à la TVA pour les contrats d’abandon et d’accueil de chiens.La combinaison de ces trois raisons programme assurément la fin de l’asbl si une limitation des coûts liée à un refinancement n’est pas immédiatement mise en place.

Nous vous demandons de revoir votre position par rapport à l’assujettissement à la TVA, ce qui aiderait grandement l’asbl. En effet, nous ne comprenons pas les raisons qui poussent vos services à changer d’interprétation de la loi et appliquer la tva sur les contrats d’accueil et d’adoption de chiens abandonnés, ainsi que sur les conventions de police. Nous cherchons la valeur ajoutée qui pourrait justifier cette taxation. Les chiens recueillis et adoptés ne sont pas une marchandise liée à un gain.

Dans votre réponse à la question orale en Commission n°12043 de Madame Kattrin Jadin, vous indiquez qu’il n’est pas possible de déroger aux règles de tva parce qu’il s’agit d’une prestation de service à titre onéreux. Cette prestation de service ne concerne pas une activité économique classique mais un service d’aide à la population. L’asbl développe une activité sociale et bénéfique à toute une région. Qu’adviendra-t-il de l’animal dont le propriétaire ne sait plus s’occuper? Quel organisme recueillera ces animaux? L’asbl Tierheim-Shoppen est la seule dans la région Waimes-Malmedy-StVith à organiser un tel service. Cette asbl permet également l’organisation de travaux d’intérêt général et rend ainsi service à la société. Nous rappelons que le coût demandé par l’asbl ne recouvre pas l’entièreté de ses frais. Il ne s’agit pas d’une « contrevaleur réelle ». Il n’y a pas de bénéfice engrangé. Doit-on taxer le service social? Doit-on mettre en difficulté l’aide aux animaux? Doit-on faire de Tierheim-Schoppen le premier refuge pour animaux soumis à la tva?

Nous contestons l’interprétation de vos services par rapport à la situation spécifique de l’asbl Tierheim-Shoppen. Dès lors, nous demandons que l’interprétation par rapport à la tva redevienne celle qui prévalait avant votre contrôle fiscal du mois de mai 2012. Ainsi, l’asbl sera aidée dans sa survie économique et dans son rôle social régional.

En vous remerciant anticipativement de l’intérêt porté à la cause animale, et plus spécifiquement à l’asbl Tierheim-Schopppen, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments les meilleurs. »

 

Petits gâteaux citron-chocolat 22 octobre 2012

Filed under: Cuisine — Lilou @ 08:53
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Ce week-end, j’étais d’humeur créative et je me suis laissée aller à un peu d’invention culinaire. Il m’arrive souvent d’improviser des recettes salées, mais pour le sucré, je me fie le plus souvent aux recettes des autres. A la limite, je végétalise une recette, mais là pour la première fois je n’ai suivi aucun modèle. Très bonne surprise, le résultat était encore meilleur que ce à quoi je m’attendais. Ben oui, si je suis une fan inconditionnelle du mélange orange-chocolat, je ne peux pas en dire autant pour celui citron-chocolat…

 

Aller, assez raconté ma vie, place à la recette.

 

Ingrédients (pour 6 petits gâteaux)

150gr d’okara de soja

100gr de farine de blé complète

20gr de fécule de pomme de terre

3 càs d’huile végétale neutre

115gr de sucre roux non raffiné

2 limes (citrons verts)

60gr de chocolat noir

1 sachet de levure chimique

 

On s’y met…

Mélangez tous les ingrédients secs (farine, fécule, sucre, levure) dans une terrine. Ajoutez l’okara de soja et travaillez à l’aide d’une cuillère en bois jusqu’à ce que cela forme une pâte homogène. Séparez-la en deux, transvasez une moitié dans une autre terrine.

 

 

 

Dans une moitié, pressez les limes et ajoutez un peu de zeste.

 

 

 

 

Dans l’autre, incorporez le chocolat fondu.

 

Margarinez des moules à muffins et versez dans chacun un peu de pâte au citron puis un peu de pâte au chocolat.

 

 

Enfournez une vingtaine de minutes à 200°C et dégustez !

 

Of films and bombs… 12 septembre 2012

Filed under: Café philo — Lilou @ 17:36
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J’ai pas mal d’idées d’articles en tête en ce moment (une recette de gâteau, un article sur la pierre d’alun et un autre sur la douance) et, conformément à la Charte de la Procrastination (j’ai bien dû la signer, un jour ou l’autre, je vois pas d’autres explication), je les mets tous à plus tard. Mais là, je suis trop énervée, dépitée, blasée, whatever, que je n’ai pas pû remettre à un autre jour.

 

Tout d’abord, mea culpa, je mentionne dans mon titre des films et des bombes mais il n’en sera pas exactement question à proprement parlé. Parce que le « film » qui fait couler tant de sang (et un peu d’encre) n’en est pas un mais une suite de scènes ridicules que, franchement, personne ne serait jamais allé regarder s’ils n’avaient pas provoqué les réactions sanglantes qu’on connaît. Pas de bombes non plus, mais du sang quand même : l’ambassadeur américain et trois autres employés de l’ambassade ont perdu la vie alors qu’ils évacuaient les lieux pris d’assaut par les protestataires.

 

En fait, j’hésite sur la position à prendre par rapport à ces événements. M’incliner devant l’intelligence tactique de ceux qui sont à l’origine de ce « film » (j’ai même pas envie de dire un navet, ce serait encore en-dessus de la valeur du truc), étant donné qu’ils ne se sont pas donné beaucoup de mal à le pondre mais qu’ils ont arrivés exactement là où ils le souhaitaient : l’Islam vu comme religion d’intolérance et d’ignorance. Ou alors me fracasser la tête contre un mur en voyant le nombre de personnes qui n’attendaient que cette occasion pour déclencher leur mini-guerre : contre l’Islam, contre les Juifs, contre les Coptes, contre l’Amérique… que sais-je encore ?

 

Une question m’a taraudée, tout de même, suite à une discussion sur FB : a-t-on le droit de faire un film qui se moque de la foi (ou de la non foi, qui pourrait y être apparentée) ?

Personnellement, je suis plutôt pour un minimum d’interdictions, donc je ne crois pas qu’il faille interdire ou censurer ce genre de « productions », même si elles me dégoûtent au plus haut point. Je ne suis pas non plus du genre moralisatrice et je me fiche de savoir si c’est « bien » ou « mal » de répandre ce genre de discours.

Pourtant, je ne peux m’empêcher de m’imaginer la tronche de ce Sam Bacile, qui doit bien se marrer en voyant qu’avec la merde qu’il a pondu il a quand même bien réussi son coup, et me dire que ce type a quand même du sang sur les mains. On ne peut pas juste jeter un rocher dans la mare et ensuite se laver les mains en disant « Oops, je ne voulais pas la faire déborder, c’est simplement pour m’amuser ».

 

Alors, oui les réactions violentes ont été le fait de personnes dont l’ignorance est à peu près aussi vaste que leur foi est faible, oui ces personnes sont un mélange de moutons pour l’instinct grégaire et de loup pour la violence de leur agissements, oui l’intégrisme religieux est une plaie dont le monde souffre (si c’était la seule plaie, ma foi, nous nous porterions plutôt bien, tout de même). Mais non nous ne pouvons pas juste parler de « L’Innocence des Musulmans » comme d’un film parmi d’autres, nous ne pouvons pas nous contenter de mettre entre guillemets le fait qu’il avilie l’Islam et dénigre la foi des Musulmans.

 

Non, et surtout pas quand, le même jour, en France, Manuel Valls déclare que « S’attaquer à une religion, c’est s’attaquer à la République » en réaction à la profanation de la mosquée de Limoges… A moins qu’on considère désormais que la merde est un moyen d’action plus fort que des idées véhiculées à travers un film (si minable soit-il).

 

J’aime trop la viande 7 septembre 2012

Quand on est végé, c’est une réponse qu’on obtient souvient lorsqu’on explique notre démarche : « C’est très bien ce que tu fais, mais moi, je ne pourrais pas… J’aime trop la viande »

 

Beaucoup de végé sont choqués par cette réponse. Et il y a de quoi, car en fait vous venez d’expliquer comment la consommation de viande peut être cruelle pour les animaux, dangereuse pour la planète et pour la santé de celui qui la mange et votre interlocuteur balaie tout cela d’un simple revers de la main pour mettre en avant son goût pour un aliment.

 

Mais, personnellement, c’est peut-être une des réponses pour lesquelles j’ai le plus d’indulgence. Je la préfère à « Oui, mais à toi toute seule, tu ne changeras rien » (da ! mais si tu t’y mettais, toi aussi, puis ta sœur, etc. qu’est-ce que t’en penses ?) ou autres « Arf, c’est la loi de la nature » (regarde autour de toi, dans ta maison toute équipée et dis-moi ce qui relève de la loi de la nature exactement ?). Non, finalement non, je ne suis pas choquée par l’égoïsme de cette affirmation « J’aime trop la viande« , et pour cause : moi-même c’est la réponse que j’ai toujours faite aux végés que je rencontrais, ou que je me faisais intérieurement en entendant parler du végéta*isme. Jusqu’au tout début de mon changement d’alimentation, je me disais encore : je n’y arriverais jamais, j’aime trop la viande.

 

 

Mais quelle frilosité se dégage de cette affirmation, quand on y pense !! C’est la peur de l’inconnu, c’est l’angoisse du changement de nos habitudes, c’est le petit être fragile à l’intérieur de nous qui craint d’être chamboulé et qui se raccroche à une certitude rassurante : la viande, c’est bon !!

Et bien, oui, certes, la viande c’est trop bon, vous aimez trop la viande et ne plus en consommer pour vous c’est le saut à l’élastique : ça vous fout la frousse ! Pourtant, vous verrez, tout comme le saut à l’élastique, une fois que vous aurez essayé, vous aurez envie de recommencer. Mieux : vous pourrez recommencer tous les jours et il n’y aura aucun risque que l’élastique casse.

 

Si vous avez encore un peu peur de manquer de quelque chose, regardez en arrière : n’y a-t-il pas des aliments que vous détestiez enfants et dont raffolez à présent ? A contrario, n’y en a-t-il pas d’autres à propos desquels vous vous demandez comment vous avez pu tant en manger à une époque alors que désormais leur seule vue vous dégoûte ?

 

Et oui, nos goûts évoluent et ce dans tous les domaines : esthétique, loisirs, et aussi culinaires. Parfois, ils évoluent sans qu’on s’en rende compte, d’autres nous pouvons décider nous-mêmes d’en changer. Vous verrez, vous allez découvrir énormément de nouvelles saveurs, l’alimentation végétale n’est pas un appauvrissement mais une explosion de nouveautés culinaires !

 

 

Est-ce que j’aime toujours la viande ? Oui. Mais, ce n’est plus du tout un aliment de premier choix pour moi. Comme je le disais dans mon précédent billet sur mes vacances, j’ai remangé de la viande cet été et ça m’a semblé bien fade par rapport à tout ce que je mange d’habitude. Et surtout, surtout, je choisis de ne plus consommer cet aliment que je considère comme néfaste à tous points de vue : bien-être animal, écologie et santé humaine.

 

Évidemment, ce n’est pas évident tous les jours. On ne devient pas « végé-strict » tout de suite. Cet été, en dehors des repas où on m’a imposé de la viande, j’ai choisi de goûter des spécialités tchèque à base de viande lors de mon séjour à Prague. Finalement, je me suis remise très vite à choisir des repas végétariens, car il me semblait vraiment que la nouveauté que je recherchais n’était pas si intéressante et ne faisait pas le poids face à mes convictions. Il m’arrive encore souvent, au restaurant, de choisir un dessert non végétalien, comme des mousses au chocolat ou autres gâteaux. Pourtant, pas plus tard qu’hier, j’ai choisi une superbe salade de fruit agrémentée de deux boules de sorbet mangue plutôt qu’un brownie et je ne l’ai pas regretté le moins du monde.

 

Les changements d’habitude, que ce soit dans le domaine alimentaire ou autre, ne se font pas en un jour. Mais ils sont possibles, souhaitables et le plus souvent enrichissants lorsqu’ils sont choisis, réfléchis et envisagés avec enthousiasme. Alors, je sais que vous aimez trop la viande, mais je suis sûre que vous allez adorer la cuisine végétale. De nombreux blogs (et le mien est certainement le plus pauvre en recettes) sont là pour vous proposer des idées de menus qui ne vous serez jamais venu à l’esprit.

 

 

PS : Cet article fonctionne aussi si vous remplacez « viande » par « lait » ou « fromages », etc.

 

PS 2 : Cet article ne fonctionne pas si vous vous contentez, en devenant végé, de remplacer la viande par du tofu ou autres substituts. Non, il faut vous engager pleinement dans l’alimentation végétale, diversifier vos aliments, prendre des risques dans votre cuisine 😉

 

Sauce tomate basilic, et caetera 31 août 2012

Dans mon dernier panier bio, il y avait plein de basilic frais, miam, miam !! J’avais tout bien lavé et mis dans des boites au frigo. Sauf que… j’avais pas bien laissé sécher, donc une partie de mon basilic a commencé à cuire, gloops ! Donc j’ai eu l’idée de faire une petite sauce tomate basilic des familles et, surprise, ça a donné des plats intéressants ! En plus, cette fois j’ai fait plein de photos, j’espère qu’elles vous plairont 😉

 

 

Ingrédients (pour une pleine casserole) :

4 tomates

à peu près le même volume de basilic (sur la photo, j’avais déjà mixé plus des 2/3)

un peu de thym frais

sel, poivre

 

 

 

On s’y met, c’est facile…

Mixez les tomates coupées en quartiers et le basilic en rajoutant de l’eau à peu près jusqu’à moitié de leur hauteur dans le mixeur.

 

Versez dans une casserole, salez, poivrez, rajoutez le thym à votre goût et portez à ébullition (attention, faut surveiller, ça a tendance à déborder…). Laissez ensuite mijoter au minimum 1/2h à feu doux et avec couvercle. Remuez de temps en temps.

 

NB : si vous êtes un warrior de la life, vous pouvez faire mijoter 1h30, ça n’en sera que meilleur. Si vous êtes comme moi et que vous ne supportez pas que la préparation d’un plat dure trop longtemps, 1/2h sera une torture suffisante ^^

 

Voilà, votre sauce est prête ! Reste plus qu’à savoir avec quoi la manger…

 

 

J’avais des asperges et des pommes de terre, donc j’en ai fait un petit plat au four.

 

 

 

 

Facile, il suffit de couper les PdT en rondelles et de les préchauffer au cuiseur vapeur pendant une vingtaine de minutes. Pendant ce temps, couper les asperges. Répartissez le tout dans un plat, versez la sauce et enfournez une vingtaine de minutes.

 

 

C’est sympa, mais tout seul, franchement c’est pas très rigolo. Le soir, en revanche, je l’ai rajouté sur de la graine de couscous + pois chiches… Un déliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiice !! Je vous le conseille !

 

Comme il me restait de la sauce (et oui, c’est énorme une casserole de sauce…), je l’ai mise en bocal et hop ! au frigo. Le lendemain, pâtes sauce basilic, en rajoutant des champignons… Très bon aussi !

 

Bon appétit !

 

Lasagnes toutes vertes, sauce pour pâtes aux olives, et autres réjouissances culinaires… 27 août 2012

Aller, un petit article cuisine, ça faisait longtemps ! Comme d’habitude, je déroge aux règles élémentaires du genre : pas de photos et en plus plusieurs recettes à la fois… Ah, ben oui, on se refait pas ^^

 

 

Recette n°1 : Lasagnes toutes vertes

 

Cette recette est largement inspirée de celle de La Mare d’Arsinoé la Crapaude, avec quelques ingrédients en plus et en version 100% végétale.

 

Ingrédients :

Quelques feuilles de blettes

2 petites courgettes (en version courgettes française, ça doit faire 1/4 de courgette ^^)

1 botte d’asperges vertes

Lasagnes aux épinards toutes prêtes du commerce (ou faites maison, c’est mieux, mais en version végétale c’est plus compliqué pour les feignassous comme moi)

Margarine (moi pas avoir compté les grammes, en tout cas c’était un bon gros bout)

1 petit oignon rouge

2 gousses d’ail

3 cuillères à soupe de farine de blé complète bien bombées

1/2L de lait de soja

 

Lavez les légumes, épluchez les courgettes, et détaillez-les tous en petits morceaux. Faites-les blanchir 3 minutes dans de l’eau bouillante salée.

Réalisez votre béchamel : faites revenir très rapidement l’oignon émincé très fin et l’ail haché dans la margarine. Rajoutez la farine et faites un roux. Rajoutez peu à peu le lait de soja. Laissez sur le feu jusqu’à obtention de la consistance voulue. Salez, poivrez, noix de muscadez.

Tapissez un plat de lasagnes, versez 1/3 de la béchamel puis étalez les légumes, rajoutez 1/3 de la béchamel, recouvrez d’une couche de lasagne et versez le dernier 1/3 de béchamel. Parsemez le dessus de thym frais.

Enfournez 20 minutes au four à 200°C le plat recouvert de papier aluminium, puis retirez ce dernier et laissez encore jusqu’à dorer le dessus.
‘A y est, vous pouvez déguster !

 

 

Recette n°2 : sauce aux olives pour pâtes

 

Inspirée de diverses recettes trouvées ça et là sur la toile, n’en reprenant aucune à la lettre 😉

 

Ingrédients :

4 tomates

2 poignées d’olives vertes et noires dénoyautées et coupées en rondelles

1 oignon rouge

1 ou 2 gousse(s) d’ail

Quelques feuilles de basilic

 

Coupez les tomates en petits dés. Faites revenir l’oignon émincé et l’ail haché dans de l’huile d’olive. Rajoutez les tomates, laissez-les cuire quelques minutes. Rajoutez ensuite les olives. Faites rapidement revenir. Une fois sortie du feu, rajoutez le basilic (feuilles entières ou hachées, selon les goûts). Versez sur les pâtes et dégustez !

 

 

Recette n°3 : Gâteau moelleux choco-banane 2.0

 

J’avais déjà posté une version 1.0 ICI, mais celle-là est améliorée.

 

Ingrédients :

160gr de chocolat noir 70% de cacao

80gr de farine de blé complète

20gr de fécule de pomme de terre

140gr d’okara de noisette

70gr de margarine

110gr de sucre de canne non raffiné

Un peu de lait de noisette

1 banane

 

Mélangez dans une terrine la farine, la fécule de PdT et le sucre. Faites fondre le chocolat avec le lait de noisette (juste assez pour ne pas accrocher), puis ajoutez-le aux ingrédients secs. Incorporez la margarine et finalement l’okara. Margarinez un moule à gâteau et versez-y la préparation. Coupez la banane en fines rondelles et enfoncez-les dans le gâteau avec la pointe d’un couteau (essayez de bien répartir).

Enfournez à 180°C pendant 25 minutes. Laissez refroidir et mettez au frigo. Ne vous affolez pas, en le sortant du four, il n’aura pas l’air cuit du tout au centre, c’est normal !