"Ceci n'est pas une rose"

Ne me collez pas d'étiquettes

Des nouvelles de la méthode Lafay 20 août 2012

Filed under: Santé,Vie pratique — Lilou @ 23:18
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Début avril, je vous parlais de la méthode Lafay que je commençais tout juste à découvrir. Quatre mois plus tard, je peux vous faire un petit bilan.

 

Pour récapituler, la méthode préconisait de commencer par un mois d’étirements avant de passer aux exercices de musculation, ceci dans le but d’avoir des muscles souples et longs pour ne pas tirer sur les articulations. C’est donc ce que j’ai fait, mais en réalité ça a duré plus d’un mois car j’ai arrêté au milieu faute de temps. Bon, une séance d’étirement dure au maximum 45 minutes si vous faites tous les exercices pendant environ 30 secondes chacun, ce n’est pas le bout du monde mais au début ça sonne quand même comme une contrainte, donc je n’avais pas vraiment envie de trouver le temps. C’est un tort, car c’est vraiment très relaxant (bon, ça tire, je ne vous mentirais pas, c’est quand même plus dur que de boire un verre au bord de la piscine, mais plus relaxant aussi) et ça sculpte le corps au moins autant que la musculation.

 

Petite précision intermédiaire : quand je dis « musculation », ici, je ne parle pas des exercices en salle de sport avec toutes les machines, les altères, etc. Je parle du fait de se muscler d’une manière générale et plus précisément avec les exercices que propose la méthode Lafay et qui n’utilise que le poids du corps et quelques accessoires comme des chaises, cadre d’une porte, bref ce que tout le monde a chez soi.

 

On voit tout de suite la différence en termes de souplesse, les exercices difficiles à faire au début deviennent vite faciles à réaliser, c’est encourageant. Je suis donc passée à l’étape suivante. Selon les objectifs de chacun, la méthode propose différents exercices et différentes fréquences. Personnellement, je tiens seulement à me garder en forme, je ne veux ni perdre du poids ni prendre du volume en muscle, aussi ai-je choisi un programme léger : 2 séances de musculations et 2 d’endurance (au choix : jogging, vélo, corde à sauter) par semaine + une séance d’étirement (sachant que l’étirement est obligatoire après la muscu et l’endurance de toutes façons). Ça fait donc une séance par jour en semaine, qui dure entre 1h et 1h30 (moins pour le jour où il n’y que les étirements) et rien le week-end.

 

Là encore, je n’ai pas suivi à la lettre le programme, étant en vacances je sautais souvent une séance, mais j’ai quand même était régulière avec au minimum une séance de muscu et une d’endurance par semaine.

Ça ne m’a pas empêchée de voir les résultats ! Corps plus ferme et surtout mieux sculpté, ça fait plaisir ! Tout ça avec quand même très peu d’efforts, à chaque fois ce sont les étirements qui durent le plus longtemps et je ne fais pas autant de séries que ce qui est préconisé dans la méthode. Je n’ai pas pris de mesures de mes tours de hanches, taille et bras pour un comparatif avant/après, ça ne doit pas avoir énormément changé non plus, mais à vu d’œil c’est déjà très bien (et ce n’est pas que moi qui le dit ^^).

 

Voilà, donc bilan très positif pour cette méthode, plutôt simple et qui n’en demande pas trop, ce qui permet de ne pas se décourager. Pour tous ceux qui peuvent/aiment prendre des cours de fitness ou aller en salle de muscu, je ne crois pas que la méthode Lafay donne des résultats significativement différents. Mais pour ceux qui, comme moi, n’ont pas accès à des cours en salle, ou encore ceux qui préfèrent avancer à leur rythme et tranquille à la maison, je recommande vivement cette méthode ! (et je ne touche pas d’argent pour cet article ^^ mais comme j’ai pas eu à acheter le bouquin car on me l’a passé, je peux quand même leur faire un peu de pub, héhé)

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Retour de vacances ou « Les végéta*iens, ils ont vraiment l’esprit trop fermé » 17 août 2012

Filed under: Vie pratique — Lilou @ 15:49

Je n’ai rien publié depuis plus de deux mois, et pour cause : j’étais en vacances (je le suis toujours, mais faut pas le dire, sinon on va encore entendre que les profs sont des feignasses). Mais des vacances d’abord studieuses car j’ai passé tout le mois de Juin enfermée dans une BU (ou presque, j’ai quand même trouvé le temps de profiter de la fête du cinéma pour apprécier « De Chair et d’Os » et « Moonrise Kingdom », être mitigée à propose de « Prometheus » – bonnes idées mais ça reste creux -, ou encore ne vraiment pas aimer « The Dictator » – mais je m’y attendais), pour rédiger un mémoire de Master que finalement je ne présenterai que l’année prochaine – long story short, il me faut plus de 14 pour continuer en doctorat et ce que j’ai pondu ne vaut que 13.

J’étais donc en France ces deux derniers mois et comme d’habitude j’ai commencé par l’euphorie de retrouver des habitudes pour finir par avoir franchement marre de… ces mêmes habitudes. Je m’explique : en Égypte, même si c’est un pays émergent et qu’on trouve presque tout ce qu’on peut trouver en France (sauf spécialités), on n’est quand même pas dans de la société de consommation à outrance et il faut se déplacer exprès pour trouver certaines choses, parfois il faut même vraiment chercher. J’étais donc bien contente, en arrivant à Paris, d’avoir un magasin bio tout près de la maison, des terrasses de café à tous les coins de rue, des produits écolo, etc. Mais ça a fini par se retourner contre moi car, en France, on ne peut pas vraiment se déplacer sans se retrouver le nez dans une vitrine alléchante… Résultat : on consomme toujours plus que ce dont on a besoin, surtout quand on est faible comme moi… Bon, je ne regrette pas vraiment mes achats, mais disons que réfléchir un petit peu avant d’acheter ne m’aurait pas fait de mal ^^

 

D’ailleurs, en parlant d’achats, je me suis fixé une « politique » un peu stricte mais qui me semble la seule vraiment efficace si on veut consommer éthique et durable : ne jamais partir « faire les courses » ou « faire du shopping » ! On fait d’abord une liste de ce dont on a besoin puis on fait quelques recherches (internet ou bouche à oreilles) pour savoir où on peut trouver notre bonheur (avec nos critères écolos, végé, etc.) et enfin on se rend dans un magasin bien précis pour acheter une chose bien définie – et on part en courant sans se retourner pour pas être tenté par autre chose, héhé ! Enfin, je présente ça à la rigolade, mais je compte bien l’appliquer sérieusement. Marre d’être une machine à acheter !

 

Autre constat pendant ces vacances : les Français ont vraiment un problème avec la notion de végéta*isme ! Je ne comprenais pas ces témoignages de végé qui en avaient marre de se voir proposer du poisson ou leur insistance à utiliser avec une précision pointilleuse les termes de végétarien/végétalien/végan. Eh bien, maintenant, je comprends… Dans ma famille, je débarque en disant que je ne mange plus de viande (ni rouge, ni blanche), ni poissons, ni œufs, ni produits laitiers (donc déjà je facilite la tâche en énumérant ce que je refuse) et quelle n’est pas ma surprise en voyant le résultat : on ne me propose certes plus de steak, ou cuisse de poulet, ni plateau de fromage mais, en revanche, des salades avec de la mozzarella ou du gruyère, des tomates saupoudrée de thon, des sandwichs au pâté s’affichent au menu sans aucune alternative. Mieux, quand vous voulez vous montrer conciliants – et puis, c’est bien connu, un végétarien intelligent mange de la viande – et que vous dites « Je suis végétalienne mais je peux m’adapter », vous sous-entendez : « je peux ne manger que les pâtes ou je peux faire le tri dans la salade » on entend « je redeviens omnivore quand je suis invitée ». Et quand c’est dans votre propre famille, ça fait bizarre quand même. En bonne fille bien élevée qui ne veut pas faire de vagues, je n’ai pas protesté, considérant que c’était de ma faute car j’aurais dû être plus catégorique dès le départ et qu’il ne fallait pas gâcher des retrouvailles en famille pour une histoire de menu, j’ai mis de côté mon végétalisme.

Ça m’a permis d’être sûre de deux choses : la première, c’est que la viande ne me manque même pas, j’ai même mangé du saucisson, que j’adore, et ça ne m’a fait ni chaud ni froid ; la deuxième c’est ce que l’on ne doit plus me dire que les végéta*iens sont obtus et incapables de faire des concessions !! Quand je vois comment aucun effort n’a été fait pour me servir le moindre plat végatalien,  comment toute conversation sur mon choix tournait court à coup de « de toutes façons, le monde est déjà foutu », « oui, mais, ce n’est pas toi qui y changera grand-chose », « mais, c’est n’importe quoi, l’homme a toujours mangé de la viande », et autres phrases bateau interchangeables, je me dis qu’il va vraiment falloir que je fasse un travail sur moi-même pour être enfin capable d’exprimer carrément mes idées, sans avoir peur de passer pour une conne trop sûre d’elle-même…

 

Et pour finir sur une note un peu plus comique, quelque chose m’a vraiment fait marrer : le nombre de personnes qui te sortent « Finalement, je suis presque végétarienne moi aussi, je ne mange pas de viande » car elles ne mangent pas de steaks, mais ont le frigo plein de saucisses, jambon et autres produits qui, on le sait bien, ne contiennent pas de viande…

 

Nuage numérique et blog neutre en carbone 3 juin 2012

Cela fait déjà plusieurs mois que j’avais « entendu parler » ( en fait lu sur des blogs ) de l’initiative du blog neutre en carbone. Et puis j’avais laissé ça dans un coin de ma tête pour plus tard.

Mais la semaine dernière, alors que je préparais des activités écologiques pour mes élèves, je suis tombée une série de petits films animés fort sympathiques, très bien faits, l’idéal pour utiliser en classe mais pas seulement. Ils s’agit des Energivores : 9 vidéos de 1min30 à regarder directement sur leur site ou à télécharger gratuitement.  Rien de bien neuf pour quiconque s’intéresse un tout petit à l’environnement. Sauf l’épisode « Les Connectés ». Tous comme ses personnages ( un portable, une tablette et un modem ), je croyais naïvement que le numérique était immatériel et qu’il constituait une avancée écologique de première importance en remplaçant pas mal de livres ou en évitant des transports. Mais que nenni : j’ai appris que le stockage des données internet ( et oui, tout ce qu’on met sur internet se stocke sur des disques durs géants, dans des salles immenses, climatisées en permanence pour éviter la surchauffe ) émettait déjà autant de gaz à effet de serre que l’ensemble du trafic aérien mondial. Gloups !

Du coup, le petit carré de mon cerveau où était stocké l’information sur le blog neutre en carbone s’est mis à clignoter pour me rappeler de m’y mettre, enfin !

 

Comment rendre son blog neutre en carbone avec Bonial ?

C’est très simple, il suffit de se rendre sur la page « Je veux participer » du site Bonial.fr et de copier la petite étiquette « Mon blog est neutre en carbone » de la couleur de votre choix pour l’intégrer sur votre blog ou site. Ensuite, vous faites un petit article informant sur la démarche ( comme celui que vous lisez ) et vous envoyez un mail à Bonial pour qu’ils plantent un arbre en Bretagne. Ce dernier, par sa photosynthèse ( il absorbera 5kg de CO2/an), va compenser les émissions en carbone causées par votre blog ( estimées à 3,6kg de CO2/an ). C’est pas génial ?

Attention, ça ne compensera pas toutes les vidéos, photos, fichier inutiles que vous charger sur la toile, ni les heures que vous passez à surfer… D’ailleurs, je chercher une solution pour tout ça, si vous en avez une, je suis preneuse !

 

Billet pressé 5 mai 2012

Filed under: Vie pratique — Lilou @ 14:32
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Non, je n’ai pas oublié mon blog. En fait, au contraire, j’ai plein d’idées d’articles, mais je ne suis pas en condition pour les écrire parce que je suis d’une part en plein dans l’écriture de mon mémoire de Master ( ou pour être tout à fait honnête dans la procrastination de l’écriture de mon mémoire ^^ j’excelle dans l’art de trouver des choses insignifiantes à faire pour ne pas me mettre au boulot ) et d’autre part en pleine réflexion existentielle sur le thème de « serais-je surdouée ? ». Bien prétentieux me direz-vous de se poser une pareille question… Pas vraiment, en fait c’est surtout pour mieux me comprendre et Dieu sait que j’en ai besoin parce que ça tourne pas toujours très rond dans ma boite crânienne. Mais je développerai cette histoire dans un article détaillé.

En attendant, je vous fait d’une découvert que j’ai faite :

J’ai trouvé un supermarché à Helipolis, Roxy plus précisément ( après la place Roxy continuer en direction du parc Mariland et prendre la première à gauche, la rue qui longe le parc, c’est là ), ça s’appelle Royal House. On y trouve trois sections : au sous-sol des meubles, plus particulièrement des chaises et canapés, à droite de l’entrée une partie plutôt bricolage/bazar et à gauche le supermarché en lui-même. Ce n’est pas très grand, mais il y a beaucoup de choix et surtout, ce qui m’intéresse, beaucoup de produits bio. Notamment j’ai ( enfin ) trouvé de la farine de blé complet bio, du sucre roux bio et avec un petit logo « réduction de l’empreinte carbone » ainsi que des fruits et légumes bio. On trouve aussi un large choix de légumineuses : haricots noirs, haricots matpe, haricots azukis et haricots de bambou rouge ( euh, la traduction est nulle, je sais, en anglais c’est « red bamboo bean » j’ai rien trouvé en français qui ressemble à ça de près ou de loin donc je prends toute piste à ce sujet ).

Cela m’a mené à un certain dilemme, quand même, parce que les produits bio ( hormis fruits et légumes ) sont importés de Turquie ou d’Italie notamment. Ce qui signifie transport et donc empreinte carbone… Alors que feriez-vous, si vous n’avez le choix qu’entre bio importé et local non bio ?

 

N’hésitez pas à développer votre opinion dans les commentaires 😉

 

Parce qu’être végétalien, c’est plus qu’un simple régime alimentaire 27 février 2012

Filed under: Vie pratique — Lilou @ 22:28
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Les végétaliens se préoccupent du bien-être des animaux,

Les êtres humains sont des animaux,

Donc les végétaliens se préoccupent du bien-être humain.

Et oui, c’est aussi simple que ça ! Les végétaliens ( vous remarquerez – ou pas – que je dis « végétalien » et non « végan » car ce dernier terme me paraît être un anglicisme inutile : les anglophones ont « vegetarian » et « vegan », nous avons « végétarien » et « végétalien » ça convient très bien ! ooops, en fait en anglais, les trois termes co-existent… du coup en français c’est aussi logique d’en avoir trois, avec la nuance entre le végétalien qui a modifié seulement son régime alimentaire et le végan qui va plus loin… Je continuerai quand même à me donner l’étiquette « végétalienne » pendant un certains temps car je trouve que je n’en fais pas assez pour « mériter » le titre de végane – et en plus, ce dernier terme est souligné par mon correcteur d’orthographe, héhé ) récoltent souvent la remarque « Ah ben, c’est bien joli de s’intéresser aux animaux, mais y’a tant d’humains qui souffrent, ça devrait pas être prioritaire ? ». Et bien, la réponse est non : quand on peut faire les deux, pourquoi se priver ? Et la preuve, les végétaliens, si leur premier cheval de bataille est la cause animale, se soucient aussi des causes humaines.

J’utilise l’étiquette « végétaliens » par facilité, mais ce n’est pas un concept labellisé et chaque végétalien peut l’être un petit peu à « sa sauce ». Personnellement, je vois ça comme une sorte d’altermondialisme. C’est en me familiarisant avec les idées végétaliennes que j’ai retrouvé la volonté d’agir pour qu’un autre monde soit possible. Et il était, dès le départ, hors de question pour moi de m’arrêter à un simple changement de régime alimentaire. Il me fallait revoir toute ma consommation pour la rendre plus éthique : respectueuse de l’homme ( les travailleurs surtout, mais aussi les acheteurs ), de l’environnement et des animaux.

En Égypte, ce n’est pas toujours facile ( pas qu’ici, d’ailleurs, il est souvent difficile de trouver des produits qui concilient tous ces aspects, sans parler du manque d’informations ), car c’est un pays émergent dont le but est de « rattraper son retard économique », les questions environnementales ne sont pas vraiment une priorité. En première position, on a quand même le traitement des déchets et le recyclage, car le pays a énormément de déchets, très mal répartis sur le territoire ( la capitale compte 1/4 des habitants du pays, ça vous donne une idée ). Les moyens du changement ne sont pas encore là, mais les mentalités commencent à évoluer grâce à quelques campagnes, notamment dans les écoles. Du coup, je trie mes déchets : verre/papier/emballages/non-recyclable. Ce n’est pas un geste évident car il n’y a pas de conteneurs séparés comme en France : on sort les poubelles devant la porte de l’appartement et un seul bonhomme vient tout chercher, ce n’est qu’une fois arrivées à leur destination finale, le quartier des chiffonniers, qu’elles sont triées. Toutes les poubelles le sont, donc le but est de les séparer dès le début afin de faciliter le travail des chiffonniers, qui ont déjà des conditions d’hygiène pas top. Ensuite, je suis sûre que le papier et le verre sont recyclés, pour les emballages je ne sais pas trop comment ça marche.

Toujours niveau déchets, j’essaie d’utiliser le moins de sacs plastiques possible. C’est devenue une évidence en France, ça l’est beaucoup moins ici : seul Carrefour propose des sacs réutilisables ( mais ils donnent toujours à la caisse les sacs plastiques classiques ). Du coup, je me suis acheté un sac pliable Monop’ en France et j’essaie de l’utiliser pour mes achats ( j’avoue que j’y pense pas toujours, mais ça viendra ).

Pour les produits de beauté, pas de LUSH, mais The Body Shop, on peut trouver à y redire ( notamment c’est pas du 100% végétal ni 100% bio ) mais au moins c’est pas testé sur les animaux, c’est écolo et ça promeut le commerce équitable. Reste la possibilité de se bidouiller soi-même ses soins, perso je suis nulle pour ça, mais je vais lire avec intérêt le blog de Floradiane qui a l’air de proposer des astuces bien simples.

Niveau fringues et chaussures, je recherche des produits non seulement sans produits animaux ( cuir, laine ) mais aussi qui ont été fabriqués dans des conditions de travail décentes. C’est pas gagné, surtout pour les chaussures… Pour l’instant, j’en ai pas besoin, quand je me mettrai à chercher je ferai un article tout exprès. Les vêtements, il y a Mobaco : du 100% coton pour la plupart, parfois de la laine ( suffit de pas acheter les pulls ), souvent du lin. C’est pas de la marque végétalienne, on est d’accord, mais c’est du local, avec bonne rémunération des employés, c’est déjà ça.

Tout ça, c’est le quotidien. Mais il y a aussi beaucoup d’artisans qui font des produits intéressants. J’ai commencé à écrire cet article pour présenter les poteries Garagos : c’est le nom d’un village de Haute Égypte ( à 25km au Nord de Louxor ) où se trouve une grande poterie créée en 1955 à l’initiative deux pères jésuites français. La poterie a le nom du village et produit notamment de la vaisselle : assiettes, plats, services à thé, mugs mais aussi des articles de décor. Ils ont un site : Garagos Handmade qui présente leur travail. De mon côté, je viens de leur acheter plusieurs pièces. Leur artisanat est disponible soit directement à la poterie ( un peu loin, quand même ^^ ), soit lors de grandes expositions ( foire de l’artisanat, expositions dans les écoles religieuses francophones du Caire – notamment les Pères Jésuites et les Sœurs du Sacré-Cœur à Héliopolis ), soit encore dans quelques rares points de vente au Caire ( à ma connaissance la galerie Oum el Dounia au Centre-Ville et le couvent de Notre-Dame à Maadi ). Voici quelques photos de ce que j’ai acheté, tout leurs objets passent au four, au lave-vaisselle et au micro-ondes :

 

La condition animale en Egypte 26 février 2012

Filed under: Vie pratique — Lilou @ 18:13
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Petite clarification dès le départ : je ne fais part dans cet article que de mes réflexions et expériences personnelles, ce n’est pas une étude ! De plus, je ne suis pas arrivée à trouver des chiffres fiables et intéressant sur le net à ce sujet.

Tout d’abord, n’oublions pas que l’Égypte ne nage pas dans le luxe ( encore que certains oui… ) et que la condition de l’animal humain n’est déjà pas la meilleure qui soit. Il serait donc ridicule de jeter la pierre trop vite parce que les animaux non humains sont mal traités : essayons de garder la notion des proportions.

Je ne parlerai ici que des animaux non humains, mais ferai le lien avec les humains quand il y lieu.

 

Les animaux de compagnie

La plupart des animaux domestiqués sont des chats et des chiens, mais les tortues, les oiseaux, les poissons et les hamsters sont aussi plutôt communs.

Tout comme en Europe, il y a les gens qui prennent des animaux de compagnie pour « faire bien », comme signe extérieur de richesse ou de modernité et d’autres qui sont de véritables passionnés. Je me rends compte que pour pouvoir faire un exposé complet, il faut que j’aborde plusieurs points.

L’élevage. L’Égypte n’est pas un membre de la FCI, ni de la FIFé ni d’aucune fédération internationale (je ne sais pas s’il en existe pour les NAC ), ce qui fait qu’il n’y a pas d’éleveurs au sens où on l’entend en France, pas de livre des origines, pas de pédigrée. Généralement, les gens ne savent pas qu’il existe un standard pour les races ( vous me direz, en France, beaucoup de propriétaires de chats et de chiens sont dans la même ignorance ) et ceux qui le savent achètent des chiens et chats importés ( beaucoup de Bergers allemands viennent d’Allemagne, pour les autres races c’est surtout d’Europe de l’Est ). Je vais surtout parler des chiens, car c’est le domaine que je connais un peu mieux, je ne crois pas que la situation soit très différente pour les chats ( sauf qu’ils sont un peu moins populaires ) mais je ne peux rien affirmer.

Pour acheter un animal de compagnie ( quelle que soit l’espèce ) il existe deux solutions : les animaleries et les particuliers. Les animaleries, comme en France ( pire, avouons-le ) c’est affreux : animaux non socialisés, retirés trop tôt de leur mère, nés dans de piètres conditions. Pourquoi pire  qu’en France ? Parce qu’en France il est interdit de vendre les chiots et chatons ( je sais pas pour les autres espèces ) avant qu’ils n’aient 8 semaines, alors qu’en Égypte on descend à 6 semaines et aussi parce qu’en Égypte les cages sont plus petites et/ou plus peuplées – j’ai vu des aquariums avec de beaux poissons chinois qui étaient tellement pleins que les poissons ne pouvaient même pas bouger, je me demande comment ils « respiraient ». Comme dans les animaleries françaises, les animaux viennent d’usines à chiots, surtout en provenance des pays d’Europe de l’Est, mais parfois ils sont nés sur le sol égyptien. Les particuliers, ça dépend, mais très souvent c’est du n’importe quoi : on met Kiki sur Koko sans réfléchir à autre chose qu’au prix auquel on vendra les bébés. Du coup, on privilégie les « mariages » entre individus de même race pour vendre plus cher, mais les croisements sont bien entendu très courant. Quelques particuliers ont des connaissances sur leur race et ont une démarche de choix des unions pour « produire » ( je vais me faire bouffer par les anti-spécistes, moi ) de bons sujets, mais ça reste très rare.

La stérilisation. Pour continuer le sujet de l’élevage. La croyance selon laquelle la stérilisation est une amputation de l’animal est très répandue et aucune campagne de sensibilisation n’est faite pour faire changer les mentalités. Un animal a besoin de s’accoupler pour être heureux, c’est bien connu ( et en plus, ça rapporte des sous, comme ça tombe bien ! ). Du coup, on a des reproductions à tout va et des bébés qui sont vendus à n’importe qui et finissent souvent dans la rue, quand ils ne sont pas revendus, passant de foyers en foyers, les uns plus incapables que les autres de les assumer.

La place de l’animal de compagnie dans la maison. Eh bien, déjà la place de l’animal de compagnie n’est pas toujours dans la maison. Beaucoup de chiens, par exemple, ont leur place sur le toit de l’immeuble ( Le Caire est une énorme ville à la densité de population très élevée et les toits sont des espaces très exploités : habitations, élevages de volailles ou même d’ovins – un mouton à la fois en général -, potager, … ). L’anthropomorphisme est monnaie courante, quand on ne traite pas les animaux comme des objets ( jouets pour enfants, notamment ), rien de nouveau sous le soleil quoi… On aime son animal mais on ne se pose pas trop de questions. On va chez le vétérinaire pour faire les vaccins ( et encore… si l’animal ne sort pas, à quoi bon ? ) mais on ne va pas se ruiner non plus ( sauf les foyers qui prennent leur animal pour un signe extérieur de richesse et qui ne regardent pas à la dépense ).

La nourriture. La plupart des gens donnent des restes de table à leurs animaux. Il n’y que les NAC qui y échappent. Sinon, les croquettes sont très vendues, surtout, pour les chiens, Royal Canin : parce que si c’est français c’est que c’est de qualité ( CQFD … ). Friskies et autres Pedigree sont aussi présents sur le marché. Que du bon, quoi ! ( beurk )

 

Les animaux de la rue

Il existe des chenils et autres associations de protection des animaux, mais ils sont bien trop peu en rapport avec le nombre des animaux abandonnés, qui bien sûr se reproduisent beaucoup. On trouve partout, des quartiers les plus populaires aux quartiers les plus huppés, des chiens et des chats des rues. Je compare souvent les chats égyptiens aux pigeons français : ils sont vus comme des animaux sales, des rapias qui rappliquent dès qu’il y a de la nourriture à récupérer. Comme les ordures sont éparpillées un peu partout dans les rues ( je donne pas une bonne image du pays, là, pourtant je l’adore, mais faut avouer que la gestion des déchets est un gros point faible ), c’est autour d’elles que s’établissent les meutes. Quelques bonnes âmes nourrissent les animaux des rues en leur mettant des restes de repas dans du papier journal, d’autres, moins charitables, leur distribuent des coups de pieds. Évidemment, ils ne sont pas dans un super état de santé. En Égypte, il existe une version assez spéciale de la fourrière : elle ne récupère pas les animaux, elle leur met une balle entre les yeux. C’est moins cher et plus efficace. Je vous entends d’ici appeler Brigitte Bardot : ne vous inquiétez pas, elle est déjà sur le coup et surtout, descendez de votre nuage, en Europe et aux USA les chiens des refuges sont aussi euthanasiés en masse et de plus en plus dans des chambres à gaz.

 

Les animaux de travail

Animaux de traits. Les chevaux et les ânes sont très souvent utilisés pour tirer les charrettes des vendeurs de fruits et légumes, de foul ( purée de fèves ), etc. Les plus riches ont des chevaux, les autres des ânes. On en voit quotidiennement sur les routes en pleine ville. Comme ce sont des animaux de travail, ils sont un coût et par conséquent les propriétaires en prennent généralement bien soin. Toutefois, ils ne le peuvent pas toujours, car s’ils ont des charrettes et non des véhicules à moteur c’est précisément par manque de moyens. Certains propriétaires sont violents avec leurs animaux, ça n’a rien d’un scoop non plus… Grosso modo, il doit y avoir 40% de ces animaux qui sont bien traités et les autres font peine à voir.

Animaux « de tourisme ». Essentiellement des chevaux et des dromadaires. Ce sont les moins bien traités à mon sens, surtout que leurs propriétaires n’ont pas l’excuse de la pauvreté car ils gagnent généralement très bien leur vie ( les touristes sont des pigeons, vérité universelle ). Ils sont achetés ( et marqués ) dès qu’ils sont en âge d’être montés ou de tirer une calèche, ils travaillent quelque temps, puis ils sont envoyés à la boucherie ( parcours classique quel que soit le pays ne vous indignez pas si vite ). Entre temps, beaucoup sont mal nourris et la majorité subissent des violences. C’est ceux qui me font le plus mal au cœur, car ils sont vraiment considérés comme des outils à fric. Attention, quelques uns sont bien traités, certains propriétaires les apprécient à leur juste valeur ( ce qui ne les empêchent pas de les envoyer à la boucherie ensuite… c’est en faisant un tour aux Pyramides avec un chamelier très sympa, que j’ai pu lui poser des questions à ce sujet et j’avoue que dès que j’ai appris le sort final du dromadaire sur lequel j’étais montée, je me suis juré de ne plus jamais y amener personne, même pas en choisissant celui qui traite bien son dromadaire !! ).

Chiens de sécurité et de garde. Comme en France, il existe une brigade cynophile dans la police et de nombreuses compagnies de sécurité utilisent des chiens. Certains propriétaires terriens et certaines entreprises utilisent aussi des chiens pour garder leurs propriétés.

 

Les animaux destinés à la consommation humaine

C’est le sujet sur lequel j’ai le moins d’informations. Tout ce que je sais c’est qu’il existe des élevages intensifs de volailles, d’ovins et de bovins mais ce n’est pas encore la norme. Beaucoup d’éleveurs sont « à l’ancienne » avec leur petit troupeau de quelques têtes. L’élevage se fait à la campagne mais on voit souvent des petits troupeaux en ville ( pas en Centre-Ville non plus, dans certains quartiers populaires, mais c’est quand même la ville, ils sont sur les trottoirs – quand ces derniers existent – avec leur mangeoires, habitués à ce que les voitures roulent tout près d’eux ) car beaucoup de particuliers achètent des bêtes entières, les laissent quelque temps sur leur toit puis les font égorger et les mangent, en particuliers lors des fêtes religieuses ( la fête musulmane du sacrifice, Aid el Adha, notamment mais les chrétiens aussi peuvent acheter une bête pour Pâques ou Noël, c’est une pratique traditionnelle pour les deux religions ).

Pour les poulets, il en existe des baladi ( littéralement « du pays » ), qui sont élevés soit sur les toits ( comme je l’expliquais plus haut ), soit à la campagne. Tous les autres viennent d’élevages intensifs. Les personnes qui élèvent les poulets en ville en général vendent les œufs et mais mangent eux-mêmes les poulets ( milieux plutôt pauvres ).

Il n’existe plus d’élevage de porcs depuis la pandémie de grippe porcine en 2009. Lors de cet épisode, le gouvernement a ordonné l’abattage de tout le cheptel porcin du pays. Les porcs étaient jusqu’alors élevés par les zabalins ( les fameux chiffonniers de Sœur Emmanuelle ) : ils leur servaient à traiter les déchets ( ils mangeaient les poubelles, quoi ) et leur vente constituait un revenu d’appoint.

Mon expérience personnelle. J’ai une chienne depuis 2 ans que j’ai achetée à une de mes connaissances ( la femme de mon beau-frère pour ne pas la citer ) qui possède la maman ( une croisée labrador ). Le papa, un Golden Retriever appartient aussi à un proche. Déjà, vous voyez le choix de l’union : plus proche, moins cher. C’était un achat purement égoïste, pour réaliser mon rêve d’enfant, parce que moi aussi je voulais un chien comme untel et unetelle… C’est nul, je l’admets et je les très vite compris : au bout de deux semaines, en commençant ( un peu tard, je sais ) à chercher des informations sur l’éducation des chiens et leur bien-être, j’ai compris que je ne pouvais pas lui offrir ce dont elle avait besoin. Déjà, pas possible de faire des balades quotidiennes : les rues du Caire n’ont pas toujours des trottoirs, la circulation est chaotique, les gens sont peu habitués à voir des chiens ( sauf les chiens des rues dont ils ont peur ) et réagissent mal… Je l’ai sortie les premiers temps, histoire quand même de la sociabiliser et de l’exposer au plus grand nombre possible de stimuli avant ses 4 mois, mais j’ai vite abandonné car c’était source de stress pour toutes les deux. Il n’existe qu’un seul club canin au Caire à ma connaissance, qui propose de l’agility et du mordant, mais c’est trop loin pour moi. Donc pour défouler ma chienne on joue à la balle sur le toit de l’immeuble ( ils servent à tout, ces toits, je vous le dis ) et de temps en temps je l’emmène dans un bout de « jardin » ( plates-bandes au milieu des routes ) pour jouer avec son papa. J’ai pensé la replacer dans une famille vivant dans un quartier avec plus d’espaces verts, mais je me suis rendue compte qu’aucune famille n’était prête à la sortir et que toutes lui aurait fait faire au moins une portée, alors je me suis résolue à la garder. Je l’adore et je ne crois pas qu’elle soit si malheureuse que ça, mais il est clair que je ne reprendrai pas de chien ( à moins de déménager dans un endroit où je puisse lui faire faire de grandes balades et des activités ) et que j’encourage toute personne qui me parle d’en prendre un à ne pas le faire. J’essaie aussi de convaincre les propriétaires d’animaux de ne pas les faire se reproduire car les bébés ne vivront certainement pas dans de bonnes conditions.

Pour conclure, la condition animale est plutôt mauvaise au Égypte, j’ai conscience d’avoir dressé un tableau assez noir, il ne reflète que ma propre vision des choses. Je sais qu’il y a de nombreux propriétaires d’animaux ( que ce soit de compagnie ou de travail ) qui les aiment et veulent bien faire, mais ceux qui se renseignent vraiment ( c’est-à-dire autrement qu’auprès des gens qui croient tout savoir parce qu’ils ont toujours eu des animaux et qui en fait ne savent rien ) sont rarissimes. Par contre, je ne supporte pas qu’on me dise que c’est dans la culture arabe de dévaloriser les animaux. Certes, l’influence de la religion monothéiste est forte : Dieu a créé les animaux pour servir l’homme ( je résume, mais pour beaucoup c’est ça ). J’entends souvent dire que l’Islam dévalorise les animaux. C’est faux. L’abattage halal à la base est aussi fait pour réduire les souffrances de l’animal en rendant sa mort rapide et imprévue ( interdiction de tuer un animal devant un autre, l’animal doit être tué dès qu’on l’immobilise ), mais avec l’industrialisation il a totalement perdu sa vocation et c’est devenu une boucherie comme une autre. Les animaux domestiques n’ont pas leur place à la maison dans l’Islam, c’est vrai. Cependant, les gens qui interprètent certains hadiths ( paroles du Prophète qui n’ont pas été révélées par l’ange Gabriel et donc ne sont pas dans le Coran ) comme affirmant que les chiens sont impurs se trompent, à ce qu’il me semble. Remettons les choses dans leur contexte : au 8ème siècle, dans le désert, il n’y avait pas de vaccins ni d’anti-puces, donc non ce n’était pas hygiénique de garder un animal à la maison, laquelle est aussi un lieu de prière ( aux dernières nouvelles, les chiens ne vont pas à la messe non plus ). De plus, cette interdiction de garder l’animal à la maison ne me semble pas mériter la diabolisation dont elle est l’objet car elle est proche de la vision anti-spéciste qui considère que les animaux n’ont pas à être domestiqués pour le plaisir des humains. En effet, si l’on lit d’autres hadiths, on se rend compte que l’Islam prescrit de respecter les animaux : interdiction de tuer un animal si on ne va pas le manger, récompense divine pour celui qui fait du bien aux animaux, obligation de bien nourrir et soigner les animaux de travail, interdiction d’avoir un animal qu’on n’utilise pas pour travailler ( donc on ne s’amuse pas avec les animaux )…

 

Mon deuxième panier bio, ou que faire des fines herbes ? 25 février 2012

Filed under: Cuisine,Vie pratique — Lilou @ 11:44
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J’ai donc reçu mon deuxième panier bio mercredi dernier. J’en ai pris un gros, à 100LE et j’avoue qu’en l’ouvrant j’ai d’abord été déçu car ça me semblait plus maigre ( beaucoup de salades ) que le premier :

  • 2 barquettes d’endives
  • 1 barquette de tomates ( 4 petites vertes et 4 rouges moyennes )
  • 4 fenouils de taille moyenne
  • 1 chicorée trévise
  • 2 batavias rouges
  • 1 salade feuilles de chêne
  • 1 laitue
  • 1 sachet de menthe ( environ 125 gr )
  • 1 sachet de persil frisé ( même poids que la menthe )
  • 1 botte d’asperges vertes
  • 1 sachet de blettes multicolores ( environ 300gr )
  • 1 sachet de séneçon à feuille de roquette ( ou du moins, c’est ce qu’on m’a dit… J’attends la confirmation )
  • 1 botte de romarin

 

Finalement, j’ai réalisé que c’était déjà beaucoup ! Mais j’avais un double problème : les salades, il faut les manger vite avant qu’elles ne flétrissent et les fines herbes vont elles aussi se flétrir sauf que c’est beaucoup plus difficile à écouler !!

Pour les salades, j’en ai fait plein :

  • Feuilles de chêne + tomate + boulgour + pois chiche + menthe + persil + graine de sésame
  • Batavia + séneçon + concombre + cornichons + fenouil râpé + vinaigrette à l’ail et au persil + graines de sésame
  • Batavia + feuille de chêne + graines de courges + blé + menthe + persil

Et ce n’est pas fini !!

Restait la question à 100LE : que faire pour profiter de la menthe et du persil avant qu’ils ne flétrissent ? Et quid du romarin, que je n’ai jamais utilisé !? Heureusement, j’ai trouvé la solution à tous ces questionnements existentiels et, dans ma grande générosité, je la partage avec vous.

Le romarin. C’est le plus facile : il suffit de le faire pendre la tête en bas dans votre cuisine, dans un coin sans soleil. Quand vous en avez besoin, vous vous servez et quand il est bien sec ( au bout de 3 semaines ) vous pouvez le mettre dans un bocal à parois opaques ( pour éviter l’oxydation ).

 

Le persil. J’ai trouvé sur Passeport Santé une idée géniale : la base ail/persil. On enlève les queues du persil, puis on le lave. On le mixe avec trois gousses d’ail, on met la mixture dans un bocal et on recouvre d’huile d’olive. Pour les vinaigrettes vous mettez une cuillère de cette base + une cuillère d’huile d’olive + une cuillère de vinaigre. Pour les poêlées, on fait revenir les légumes dans cette base. Et vous trouverez sûrement d’autres utilités ! Ça se conserve un mois au frigo.

Base ail - persil

 

La menthe. J’ai réalisé deux choses avec ma menthe. D’abord, un pesto à la menthe. L’idée originale vient de cette recette que j’ai modifiée car je voulais du salé et aussi parce que je n’ai pas de pignon. J’ai séparé les queues des feuilles pour ne conserver que ces dernières ( à peu près 40 grammes de feuilles ). Après les avoir lavées, je les ai mixées avec 40 grammes de graines de courge. J’ai pressé deux petits citrons verts dessus, rajouté une pincée de sel et deux tours de moulin de poivre rouge puis j’ai mis le tout dans un petit bocal et j’ai recouvert d’huile d’olive. C’est très bon et ça n’a rien à envier au pesto classique avec pignon et basilic ( et c’est une Niçoise qui le dit ).

Pesto original à la menthe

Mais avec ça il me restait encore de la menthe. J’ai regardé ICI comment je pouvais la conserver. Le réfrigérateur, pas possible car trop court. Il me restait la congélation ou le séchage. La première option me semblait attrayante : facile, rapide et ça conserve bien le goût. Mais je suis tombée encore sur Passeport santéqui me dit que la menthe séchée a de bien meilleures propriétés ( ou alors c’est moi qui ne comprends pas les chiffres, c’est aussi très probable ). Du coup, j’ai opté pour le séchage. Hors de question, toutefois, de laisser mes feuilles au soleil : avec la pollution et la poussière qu’il y a par ici, ça me semblait suicidaire. Restaient le micro-ondes ( plus rapide, mais des cas d’incendie de micro-ondes avaient été rapportés… à tous les coups ça serait tombé sur moi, j’ai préféré m’abstenir ) et le four. Tout (re)commence par la séparation des feuilles, leur lavage et ensuite on les étale sur la plaque du four. Je n’avais que du papier d’alu, mais je vous le déconseille car ça colle… mieux vaut utiliser le tissu à moustiquaire conseillé ( mais j’aimerais bien savoir où vous le trouver !! ). J’ai d’abord allumé mon four à 160° en me disant : dès qu’il est chaud, j’éteins, je mets les feuilles et je laisse. Sauf que c’était trop chaud, j’ai été obligée d’ouvrir la porte, le four a vite refroidi… Le travail n’était fait qu’à moitié. J’ai refait une autre tentative : four allumé à 125° ( c’est le minimum de ma gazinière à l’ancienne ), au bout de 5 minutes ( l’intérieur est chaud, mais pas la porte ) j’éteins, je place les feuilles et je coince une pince à linge dans l’ouverture pour que l’air passe mais sans refroidir le four trop vite. C’était parfait en une demi-heure !

Les feuille fraiches

 

Les feuilles séchées

 

Et c'est dans le pot !