"Ceci n'est pas une rose"

Ne me collez pas d'étiquettes

Programme pour rendre mon enfant indépendant 15 août 2015

Je reviens en force avec un titre choc ! Beaucoup d’articles en tête mais peu de temps pour les écrire (surtout avec une tablette et donc 2 doigts au lieu de 10…). Notamment j’espère bientôt vous raconter mon expérience no-poo, écrire un petit plaidoyer anti fessée et publier une présentation du multicuiseur de Philips. On dit ici « que Dieu puisse nous faciliter la tâche » (traduit au lance – pierre,  désolée :D).

Alors, le mot « programme » vous a choqués? Pourtant, avec toutes ces méthodes que l’on nous vend lorsqu’on est jeunes parents, je ne vois pas de mot plus approprié.
En Occident, nous sommes des sociétés individualistes où l’indépendance est une des valeurs les plus haut placées dans les esprits. C’est donc naturellement que ce mot vient et revient et revient, encore et encore, dans les conseils au sujet de l’éducation. Au point que c’en est devenu un véritable leitmotiv. On demande à la fois aux enfants et aux parents d’être indépendants. Exemple flagrant : la raison n°1 du choix du non – allaitement ? La mère veut garder son indépendance.

Or, il s’agit d’un problème insoluble car la relation entre un mammifère et son petit est une dépendance totale. En effet, le nouveau – né est incapable de survivre seul. Il dépend de ses parents pour tout : manger, être propre, se protéger des dangers et même respirer (cf. travaux de McKenna). Et, comme la nature est bien faite, cette dépendance n’est pas tout à fait unilatérale : les parents aussi ressentent un besoin impérieux d’être avec leur progéniture et de répondre à ses demandes, le serrer contre soi, le sentir, le caresser ou, tout simplement, le contempler. Oh, c’est vrai qu’on a aussi besoin de prendre l’air et de voir autre chose ! Ne vous méprenez pas, je n’ai pas cessé d’avoir une vie personnelle en devenant maman, j’ai repris le travail (mi-temps de prof quand même, pas 70h par semaine !) aux 5 semaines de mon fils et cela m’a fait le plus grand bien, surtout qu’il pleurait beaucoup à cause d’un RGO non diagnostiqué. Mais cela n’a rien à voir avec le dressage à l’autonomie que certaines personnes (et certaines institutions) voudraient nous imposer. Entre autres :
– bébé doit s’endormir seul, dormir seul et se rendormir seul ;
– bébé doit rester seul sans pleurer ou appeler un parent ;
– bébé doit s’occuper seul ;
– bambin doit marcher seul ;
– bambin doit aller au pot…
A chaque fois, les parents doivent lutter contre leur instinct qui leur dit d’aider leur petit, de répondre à ses demandes, tout ça pour « le bien » de l’enfant.

Ces préconisations sont très paradoxales, ce qui les discréditent totalement à mes yeux, car elles s’accompagnent d’autres façons de faire qui vont totalement à l’encontre de l’autonomie de l’enfant :
– on le nourrit à la petite cuillère et ce jusqu’à un âge avancé où il serait largement capable de le faire seul (mais pas sans tâcher la belle nappe ou salir le beau tapis, c’est sûr…) ;
– on le cale dans un transat, puis dans un youpala, le mettant ainsi dans des positions qu’il n’est pas capable de quitter seul, freinant le développement de sa motricité ;
– on l’empêche de découvrir son environnement en multipliant les interdits ( « ne touche pas, ne monte pas, ne prend pas, ne fais pas… » ).

Tout ce que l’on parvient à accomplir de la sorte, c’est briser le lien de confiance mutuelle qui se serait développé naturellement entre l’enfant et ses parents et, par là même, entraver plus ou moins gravement la confiance du petit être en lui-même et en le monde qui l’entoure (et je ne parle pas de tuer dans l’oeuf toute notion de solidarité et fraternité, valeurs nuisibles au bon développement du captialisme).

Alors, comment faire pour que son enfant apprenne l’autonomie ? Bonne nouvelle : RIEN ! Si, si, je vous jure : votre enfant est naturellement programmé pour devenir autonome. Quand il développe sa motricité, ses capacités intellectuelles, ses connaissances du monde, son jugement, il devient, de fait, autonome. C’est écrit dans ses gènes ! Vous n’avez qu’à l’accompagner dans son développement en répondant à ses demandes et tout ira bien. Aider un enfant qui le demande : oui ! Intervenir alors qu’il ne vous a pas sollicités, ou ne pas l’aider lorsqu’il le demande : non. À lire : « L’Enfant » de Maria Montessori qui explique bien comment l’enfant est parfaitement capable de prendre en main ses apprentissages si l’adulte lui aménage un environnement adéquat.

Bien sûr,  ce n’est pas facile tous les jours de répondre aux 50 « papa/maman » par minutes de votre bambin ! Ni à ses pleurs nocturnes  (pour ça,  le cododo fonctionne très bien quand même). Nous restons des êtres humains et nous avons, souvent, un temps limité. Quelques astuces qui me sont très utiles :
– je garde en tête que c’est moi qui ai choisi de faire un enfant, donc ce n’est pas lui qui s’est imposé à moi mais bien moi qui l’ai fait venir au monde alors qu’il n’avait rien demandé  (à se répéter chaque fois que votre enfant fait tomber son verre pour la 10 ème fois / vous tire le short jusqu’aux genoux pendant que vous faites la cuisine / se réveille pour la 5ème fois de sa sieste pendant que vous regardez votre série préférée – rayez la mention inutile) (vous voyez bien que je suis une vraie, hein? )
– je me rappelle de temps en temps qu’il grandira trop très vite et qu’il finira par me quitter et là je ne saurai plus quoi faire de mon temps libre (chienne de vie ! Pourquoi on commence pas par la retraite !?) donc je profite à fond de mon temps avec lui.
– je passe le relais quand je sens que j’ai besoin d’air.

Aller, on respire et carpe diem 😉

Publicités
 

I’m back 6 octobre 2014

Filed under: Uncategorized — Lilou @ 14:36

Plus d’un an et demi que j’ai laissé ce blog en friche. J’avais pourtant plus d’un article en tête. J’aurais pu trouver le temps. Oui, mais… Je ne vivais plus exactement en accord avec mes valeurs. D’abord un yaourt pour rassurer le papa, puis carrément 3 mois d’omnivorisme chez ma mère chez qui j’étais rentrée pour l’accouchement. En rentrant chez moi, j’étais repartie sur le végétalisme mais le quotidien avec bébé a commencé à être difficile (nous comprendrons plus tard qu’il souffre d’un RGO), épuisée et craignant la dépression post-partum, nous décidons d’habiter chez les parents du papa. Pour ne pas alourdir la tâche de ma belle – mère, je mange le plat de toute la famille. 6 mois plus tard, nous retrouvons nos Pénates et moi ma cuisine vgl, mais je continue à manger omni lorsque nous sommes invités. J’allaite mon bébé qui est intolérant à l’histamine, beaucoup d’aliments me sont donc interdits et il est difficile de trouver un plat à la fois vgl et sans sauce tomate, par exemple.

Mais depuis une semaine, la tolérance de mon bébé ayant augmenté, le moral va mieux et je ne supporte plus de manger des animaux. Je commence également à avoir plus de temps pour moi et, partant, pour le blog, que j’ai envie de faire revivre.

En attendant d’arriver à changer toute l’apparence, je change déjà le titre. « Ceci n’est pas une rose « , clin d’oeil à Magritte, parce que je vais (en tout cas je l’espère) aborder des sujets aussi variés que le végétalisme, la parentalité, les allergies alimentaires… alors la définition du blog peut être longue ! Et puis je veux me sentir libre d’étiquettes, pour pouvoir prendre les positions qui me sont propres.

 

Pétition pour sauver le refuge de Tierheim en Belgique 4 novembre 2012

Filed under: Uncategorized — Lilou @ 16:45

Je relaie cette pétition à la demande d’une amie en qui j’ai confiance et qui connaît le travail accompli par ce refuge. Leur requête me semble assez réaliste et légitime.

 

Voici le texte de la pétition et le lien pour signer ICI

.

« Monsieur le Ministre des Finances,

Par la présente, nous nous permettons de solliciter de votre bienveillance la prise en considération du problème de survie de l’ASBL Tierheim-Schoppen.

L’asbl a pour vocation première le recueil de chiens abandonnés.

Cette asbl risque de devoir fermer ses portes d’ici à la fin de l’année pour différentes raisons, dont la troisième a trait à vos compétences :Avant tout, la situation économique actuelle provoque non seulement une hausse des coûts liés aux énergies, mais également une augmentation du nombre de chiens abandonnés recueillis.

Ensuite, l’asbl a perdu en début d’année son plus gros donateur.

Enfin, suite au contrôle TVA du mois de mai, l’asbl est dorénavant assujettie à la TVA pour les contrats d’abandon et d’accueil de chiens.La combinaison de ces trois raisons programme assurément la fin de l’asbl si une limitation des coûts liée à un refinancement n’est pas immédiatement mise en place.

Nous vous demandons de revoir votre position par rapport à l’assujettissement à la TVA, ce qui aiderait grandement l’asbl. En effet, nous ne comprenons pas les raisons qui poussent vos services à changer d’interprétation de la loi et appliquer la tva sur les contrats d’accueil et d’adoption de chiens abandonnés, ainsi que sur les conventions de police. Nous cherchons la valeur ajoutée qui pourrait justifier cette taxation. Les chiens recueillis et adoptés ne sont pas une marchandise liée à un gain.

Dans votre réponse à la question orale en Commission n°12043 de Madame Kattrin Jadin, vous indiquez qu’il n’est pas possible de déroger aux règles de tva parce qu’il s’agit d’une prestation de service à titre onéreux. Cette prestation de service ne concerne pas une activité économique classique mais un service d’aide à la population. L’asbl développe une activité sociale et bénéfique à toute une région. Qu’adviendra-t-il de l’animal dont le propriétaire ne sait plus s’occuper? Quel organisme recueillera ces animaux? L’asbl Tierheim-Shoppen est la seule dans la région Waimes-Malmedy-StVith à organiser un tel service. Cette asbl permet également l’organisation de travaux d’intérêt général et rend ainsi service à la société. Nous rappelons que le coût demandé par l’asbl ne recouvre pas l’entièreté de ses frais. Il ne s’agit pas d’une « contrevaleur réelle ». Il n’y a pas de bénéfice engrangé. Doit-on taxer le service social? Doit-on mettre en difficulté l’aide aux animaux? Doit-on faire de Tierheim-Schoppen le premier refuge pour animaux soumis à la tva?

Nous contestons l’interprétation de vos services par rapport à la situation spécifique de l’asbl Tierheim-Shoppen. Dès lors, nous demandons que l’interprétation par rapport à la tva redevienne celle qui prévalait avant votre contrôle fiscal du mois de mai 2012. Ainsi, l’asbl sera aidée dans sa survie économique et dans son rôle social régional.

En vous remerciant anticipativement de l’intérêt porté à la cause animale, et plus spécifiquement à l’asbl Tierheim-Schopppen, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments les meilleurs. »

 

Précision sémantique 11 avril 2012

Filed under: Uncategorized — Lilou @ 23:55

Bon, voilà, il faut que je vous fasse un aveu : je ne suis pas une VRAIE végétalienne. En effet, je continue à consommer du miel. Celui-ci étant un produit d’origine animale, en consommer n’est pas très végétalien… Bon, quand on va sur l’association végétarienne de France consulter l’article proposant de devenir végétalien, ils ne parlent pas de supprimer le miel. Souvent, c’est dans les articles à propos des végans qu’on parle de refus de consommer du miel. Toutefois, suite à la lecture de l’article de PandaVG sur la sémantique et une remarque d’une connaissance virtuelle, je me résous à corriger l’étiquette que je me donne en « sympathisante végétalienne » ( j’aurais pu dire végétarienne à tendance végétalienne mais je trouve ça plus moche ).

Pourquoi je continue à consommer du miel ? Parce que je n’ai pas encore été convaincue qu’il implique une exploitation des abeilles inacceptable. Bien sûr, dans le cas où les ruches sont brûlées l’hiver, je suis choquée, mais ce n’est pas le cas du miel bio que je consomme. Je continue à me documenter à ce sujet et je peux toujours changer d’avis, mais je préfère changer mon étiquette en attendant.

Et vous, amis végétaliens, mangez-vous du miel ou non ? Pour quelles raisons ?