"Ceci n'est pas une rose"

Ne me collez pas d'étiquettes

Les enfants végés… un livre nous est venu 15 février 2013

Me revoilà, tantata ! Je sais que j’ai de nombreux lecteurs (5 par jour en moyenne ^^), qui m’ont laissé de nombreux commentaires (0) pour savoir où j’étais passée… Ne vous inquiétez pas, je suis toujours là. Tout va mieux que jamais puisque… Je suis enceinte !

 

Le mauvais côté des choses c’est que maintenant je mange un yaourt par jour pour que le papa soit content… Mais bon, si vous aviez vu la liste d’aliments animaux que mon médecin m’avait faite, vous trouveriez que finalement c’est pas beaucoup.

 

Et oui, le végéta*isme est encore très mal connu par les médecins, même les nutritionnistes (qui ne sont pas des médecins, d’ailleurs) qui sont pourtant censés en savoir un peu plus sur l’équilibre alimentaire… Quand il ne s’agit que de soi-même, on nous laisse (plus ou moins, entre deux « mais ça te passera jamais ? ») tranquilles. Mais quand ça concerne les enfants, tout de suite on monte sur ses grands chevaux, en criant à la maltraitance…

 

 

C’est pourquoi je suis bien contente que Marie Laforêt (plus connue sous le nom de 100% végétal ^^) sorte un livre, en collaboration avec un diététicien en plus !, spécialement consacré aux enfants végés !

On y trouvera plus de 60 recettes végétaliennes et des conseils pour équilibrer les repas et introduire les aliments. Que demander de plus !??

 

Voici le lien pour en savoir plus Vous pouvez même tenter (comme moi en ce moment même ^^) d’en gagner un exemplaire ! En tout cas, c’est sûr que si je ne gagne pas, je l’achèterai !

 

Nuage numérique et blog neutre en carbone 3 juin 2012

Cela fait déjà plusieurs mois que j’avais « entendu parler » ( en fait lu sur des blogs ) de l’initiative du blog neutre en carbone. Et puis j’avais laissé ça dans un coin de ma tête pour plus tard.

Mais la semaine dernière, alors que je préparais des activités écologiques pour mes élèves, je suis tombée une série de petits films animés fort sympathiques, très bien faits, l’idéal pour utiliser en classe mais pas seulement. Ils s’agit des Energivores : 9 vidéos de 1min30 à regarder directement sur leur site ou à télécharger gratuitement.  Rien de bien neuf pour quiconque s’intéresse un tout petit à l’environnement. Sauf l’épisode « Les Connectés ». Tous comme ses personnages ( un portable, une tablette et un modem ), je croyais naïvement que le numérique était immatériel et qu’il constituait une avancée écologique de première importance en remplaçant pas mal de livres ou en évitant des transports. Mais que nenni : j’ai appris que le stockage des données internet ( et oui, tout ce qu’on met sur internet se stocke sur des disques durs géants, dans des salles immenses, climatisées en permanence pour éviter la surchauffe ) émettait déjà autant de gaz à effet de serre que l’ensemble du trafic aérien mondial. Gloups !

Du coup, le petit carré de mon cerveau où était stocké l’information sur le blog neutre en carbone s’est mis à clignoter pour me rappeler de m’y mettre, enfin !

 

Comment rendre son blog neutre en carbone avec Bonial ?

C’est très simple, il suffit de se rendre sur la page « Je veux participer » du site Bonial.fr et de copier la petite étiquette « Mon blog est neutre en carbone » de la couleur de votre choix pour l’intégrer sur votre blog ou site. Ensuite, vous faites un petit article informant sur la démarche ( comme celui que vous lisez ) et vous envoyez un mail à Bonial pour qu’ils plantent un arbre en Bretagne. Ce dernier, par sa photosynthèse ( il absorbera 5kg de CO2/an), va compenser les émissions en carbone causées par votre blog ( estimées à 3,6kg de CO2/an ). C’est pas génial ?

Attention, ça ne compensera pas toutes les vidéos, photos, fichier inutiles que vous charger sur la toile, ni les heures que vous passez à surfer… D’ailleurs, je chercher une solution pour tout ça, si vous en avez une, je suis preneuse !

 

Les femmes du bus 678 16 avril 2012

Le harcèlement sexuel est un problème quotidien pour plus de 80% des femmes en Égypte.

  • Où ? Dans la rue, les transports en commun, notamment mais aussi au travail selon le métier exercé
  • Quand ? Peut-être importe l’heure du jour ou de la nuit, il n’y a pas « d’heures creuses »
  • Comment ? Cela va du simple « Assal » ( traduction littérale : « miel », ça correspond au « t’es bonne » français ) à l’attouchement
  • Qui ? Des hommes ordinaires sur des femmes ordinaires ; quels que soient la catégorie sociale ou le niveau d’études des hommes, quelle que soit la tenue des femmes ( niqab y compris ).
  • Pourquoi ? Je ne suis ni sociologue ni psychologue, mais il me semble que cela vient de plusieurs facteurs : la place des femmes dans la société, qui sont éduquées à se taire et à faire attention à leur réputation quand les hommes doivent mettre en valeur leur « virilité » ; la frustration des hommes face aux difficultés économiques qui rend les mariages difficiles ( les relations sexuelles hors mariage étant interdites – oui, oui, interdite par la loi ) ; le bouleversement des valeurs dans une société encore très traditionnelle et conservatrice qui peine à se positionner face aux valeurs occidentales diffusées par la mondialisation.

Ces raisons ne sont en aucun cas des excuses. J’explique, je ne justifie pas.

Le film 678 est inspiré d’une histoire vraie : en 2008, un homme a été condamné à 3 ans de travaux forcés pour attouchement sexuel ( en voiture, il a attrapé une femme par les seins et l’a trainée sur quelques mètres ), c’était la première fois qu’une plainte de ce type était enregistrée et portée devant un tribunal.

Le film est construit autour du personnage d’une employée administrative, Fayza, qui prend chaque jour un bus bondé ( le bus n°678 ) pour se rendre sur son lieu de travail et y subit systématiquement des attouchements si bien qu’elle préfère prendre le taxi malgré son maigre salaire. Après un énième attouchement et son budget se resserrant, elle va prendre des cours de « self-defense » ( ce n’est pas vraiment un cours de combat mais plutôt une sorte de réunion genre alcooliques anonymes pour redonner confiance aux femmes ). Même dans ces cours, les femmes ont du mal à admettre qu’elles ont déjà été victimes d’attouchement par peur d’entacher leur réputation ( car c’est la victime qui est souvent considérée comme responsable, ayant « provoqué » ).

Fayzia se fait secouer par la personne en charge du cours : elle ne doit plus se considérer comme victime mais se défendre et si un homme la touche, il mérite qu’on lui coupe la main. Prenant au mot ces paroles, le lendemain, alors qu’un homme lui met la main aux fesses, elle le pique avec une des épingles qui tiennent son voile. L’homme s’insurge, la traite de folle et elle n’ose pas se justifier par honte. Elle se fait éjecter du bus.

Mais peu à peu, elle prend confiance : alors qu’un homme la suit et la touche, elle sort une lime à ongles et la lui plante entre les jambes. Sur le coup, elle regrette son geste mais elle va recommencer avec deux autres hommes dans le bus. Si bien qu’une enquête de police est ouverte et qu’on en parle dans les journaux, ce qui va momentanément faire diminuer le harcèlement sexuel dans les lieux publics.

Après la première « agression-défense » de Fayza, elle va chercher du réconfort auprès de la responsable du cours de « self-defense », Seba, qui est elle-même victime d’attouchements. Lors d’un match de football auquel elle assistait avec son mari, elle a été happée par un groupe d’homme qui l’ont violée ( qui ne compte pas pour un viol en Egypte car pas de pénétration ). Son mari s’est ensuite détachée d’elle de manière égoïste, clamant qu’il avait besoin de temps pour lui-même comme s’il était, lui, la victime. Alors enceinte, sans qu’il le sache, Seba fait une fausse couche et finit par demander le divorce. Au début, elle soutient Fayza, puis commence à prendre de la distance quand elle voit que cette dernière continue de sang-froid.

Entre temps, elles font la connaissance de Nelly, une jeune femme qui travaille dans un service de télémarketing et se fait régulièrement harceler au téléphone par ses clients ( « Bonjour, je voudrais proposer les services de notre société » – « Mais moi j’ai autre chose à te proposer » … vous voyez le genre ) ; son supérieur la réprimande car elle raccroche dans ces situations, ce qui fait baisser sa productivité. Un jour, en traversant la rue pour rentrer chez elle, elle se fait attraper par les seins par le chauffeur d’un pick-up. Trainée sur quelques mètres, elle ne se tait pas, contrairement à ce qu’auraient fait les autres dans sa situation, mais elle lui court après et réussit à arrêter la voiture et faire arrêter l’homme. Au poste de police, l’officier refuse d’enregistrer une plainte pour attouchement, il voudrait que ce soit pour « coups et blessures ». Courageuse, elle insiste. Mais, après avoir affronté l’officier, elle doit faire face aux pressions de sa famille qui veulent qu’elle renonce à la qualification d’attouchement.

Voilà, c’est l’essentiel du film. Je sais qu’il est sorti dans quelques salles en France, donc il a été sous-titré, mais j’ignore s’il est disponible en streaming. Si vous le trouvez, je vous encourage vivement à le voir car il est très bien tourné. Il ne montre pas seulement le harcèlement sexuel mais aussi d’autres aspects de la vie des femmes en Égypte. Ce que j’ai particulièrement aimé c’est que lorsque le personnage de Nelly décide de porter plainte, on ne lui parle pas seulement de sa réputation mais aussi de la réputation de l’Égypte ; c’est aussi ce que je ressens, personnellement, je me dis que si je parle de ce phénomène, je fais une sorte de mauvaise publicité pour le pays, je ne lui rends pas justice. Mais c’est tout le contraire, en en parlant on peut espérer changer les mentalités et enfin rendre agréable la vie dans un pays qui a un peuple très accueillant et sympathique.

A lire pour en savoir plus :

La fiche Allociné du film

Article sur le film avec interview du scénariste

Article de l’OIF sur le harcèlement sexuel

Egypte : la plaie du harcèlement sexuel ( article Global voices )

Un article d’une blogueuse égyptienne ( en anglais )

 

Rester en forme : la méthode Lafay 8 avril 2012

Filed under: A voir, à lire, à écouter,Santé — Lilou @ 17:37
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Je ne suis pas du tout une accro du sport, petite j’ai vaguement fait de la danse classique puis un peu plus sérieusement – mais avec des performances déplorables – de l’équitation et finalement un peu de fitness au lycée. Puis plus rien, pour ma plus grande satisfaction.

 

Récemment, comme tout végétarien, je me suis beaucoup documentée sur l’alimentation et la santé, ce qui m’a menée, inévitablement, à remettre en question mon refus catégorique du sport. En effet, pour être en bonne santé, l’alimentation est importante mais un régime alimentaire équilibré n’est pas suffisant, surtout pour des sédentaires comme moi.

 

Soucieuse de bien faire, convaincue désormais que le sport était important pour moi sans pour autant être prête à m’inscrire dans un club de sport – trop de contraintes, trop de superficialité – je me suis rappelée de quelques exercices de fitness pour me concocter des séances d’une demi-heure à trois-quart d’heure, trois fois par semaine.

Ce programme me convenait bien jusqu’à ce qu’on me prête la méthode de musculation Lafay.

Couverture de la méthode pour femmes

Elle est couplée avec une méthode de nutrition qui, elle, ne m’a pas du tout convaincue étant donné qu’elle prône une ration quotidienne de viande à ne surtout pas réduire… Ainsi que des repas composés de tous les groupes alimentaires, ce que j’ai arrêté de faire depuis plus de 3 ans pour mon plus grand bien-être.

Cependant, la méthode de musculation m’a paru des plus censées. Elle comporte grosso modo trois principes ( en plus de l’alimentation « équilibrée » ) :

  • Endurance
  • Musculation
  • Souplesse

Attention, « musculation » ici ne signifie pas « bodybuilding », mais simplement entretien de la masse musculaire avec éventuellement perte ou gain de poids selon vos objectifs.

La méthode est bien expliquée, des programmes hebdomadaires sont proposés selon plusieurs profils ( axé sur l’endurance / sur la musculation / sur l’entretien / généraux / ciblés sur des parties du corps ).

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que la méthode demande d’abord de « rééquilibrer » le corps par des exercices de souplesse avant de commencer la musculation proprement dite. En effet, si vos muscles sont courts vous allez forcer sur vos articulations et les user, vous serez tout le temps tendu et vous risquez davantage de vous blesser lors des exercices. Il est également important d’avoir une colonne vertébrale bien étirée, afin d’éviter le plus possible des hernies discales.

 

Le programme débute donc par un test de souplesse dont les résultats déterminent si vous pouvez commencer la musculation tout de suite ou après un à trois mois de rééquilibrage. Pendant ce rééquilibrage – j’ai eu une « prescription » d’un mois – qui consiste en des séances quotidiennes d’étirements de tout le corps, on commence déjà les changements alimentaires ( commencés pour moi depuis que je suis végé ) et l’endurance : deux à trois séances par semaine de jogging, vélo, rollers ou corde à sauter.  L’endurance permet la perte de poids si on réduit son apport calorique, mais elle est surtout indispensable pour muscler le cœur – et j’en ai sacrément besoin, mon pouls est de 75pulsations/minutes !

 

J’ai donc commencé les exercices de souplesse, qui sont très complets et facile à réaliser. J’ai oublié de vous dire : l’avantage principal de cette méthode pour moi est qu’elle ne demande aucun matériel ( sauf une barre pour se suspendre, ce que je n’ai pas, donc deux étirements me sont impossible à réaliser ), vous pouvez donc commencer tout de suite et, si vous vous découragez, vous n’avez pas perdu d’investissement.

Au fur et à mesure de mon avancement, je publierai de nouveaux articles pour vous faire part de vos impressions.

 

Et vous, que faites-vous pour vous maintenir en forme ?

 

Remettre en question la démocratie ? 31 janvier 2012

Aller, un petit article philosophico-politique ( de comptoir ? à vous de juger ).

La démocratie, on nous l’a expliqué à l’école, c’est le pouvoir politique au peuple, « le peuple gouverné par le peuple ». C’est le meilleur régime du monde, c’est merveilleux, c’est magnifique, surtout ne le remettez pas en question !

Personnellement, je n’ai pas vraiment la fibre démocratique. Je suis un petit peu trop misanthrope pour ça. J’aurais tendance à dire que la méritocratie donnerait un meilleur résultat et serait plus propice à aller dans le sens du progrès. Pourtant, je ne peux pas vraiment suivre cette idée jusqu’au bout, car qui définira les meilleurs et selon quels critères ? Y’a qu’à voir le système scolaire : je ne suis pas toujours convaincue que ceux qui en sortent au plus haut niveau soit forcément les meilleurs… Ni du point de vue de l’intelligence, ni du point de vue moral. Ce sont plutôt ceux qui sont les mieux fondus dans le moule ( pas tous, bien sûr, mais quand même ), du coup quel progrès espérer de ceux qui ne sont pas prédisposés à la remise en question personnelle et du système ? On pourrait définir les meilleurs comme ceux qui pensent, les philosophes au vrai sens du terme, qui recherchent la vérité. Mais dans ce cas-là, difficile de faire des choix : nous sommes tous des philosophes en puissance, encore faut-il nous mettre dans les conditions propices à la réflexion ( entendez pas là : pas de travail à la chaine et pas de TF1, héhé ). Et nous voilà retombés vers l’idée que la démocratie est le meilleur des régime. Il n’est pas le régime idéal, mais il est le meilleur.

Oui, mais : vivons-nous vraiment en démocratie ? Il me semble qu’il y a de quoi se poser la question quand on voit que le peuple est tout le temps mécontent. Vous allez me dire : mais les français râlent tout le temps, c’est un sport national ! Certes, mais sommes-nous bien les seuls ? Ni a-t-il pas quelques bonnes raisons d’être mécontents ? Je ne suis ni économiste, ni politologue mais je vais quand même essayer une petite analyse.

Il paraît que la pauvreté augmente en France et en Europe. Si, si, c’est vrai, c’est l’observatoire des inégalités qui en donne les statistiques ICI et LA. Vous allez me dire « Attention, leur définition de la pauvreté est un peu large, ils prennent les gens qui sont à moins de 50 ou 60% du revenu médian mais ça peut aboutir à un revenu tout à fait raisonnable ». Si vous pensez que 795€/mois pour une personne seule et 1600€ pour une famille avec deux enfants de moins de 14 ans, ça suffit pour vivre correctement, donnez-moi des propositions de budget en commentaires. Mais le problème ce n’est pas vraiment si ces sommes-là suffisent pour vivre. Le problème c’est : pourquoi le taux de pauvreté augmente en Europe depuis les années 2000 alors que les richesses ne diminue pas ( sauf un peu en 2008 et 2009 ) et, surtout, pourquoi les richesses sont-elles si mal réparties ( chiffres par ICI ) ? Qu’on m’explique comment est servi l’intérêt du peuple, là !? Alors, oui, il y a la fameuse crise qu’on nous ressort à tout va. Je vous mets une vidéo en bas de cet article qui vous expliquera que la crise n’est pas forcément une fatalité et surtout qu’elle profite aux plus riches, qui pourtant l’ont provoquée, pendant que les pauvres en subissent les conséquences alors qu’ils sont innocents.

On ressort toujours les mêmes arguments à ceux qui se révoltent de cette situation et voudraient une meilleure répartition des richesses : ce sont les riches qui produisent de la richesse, si on commence à les taxer ils vont arrêter de produire, ce sera encore plus la crise et on sera bien avancés. Sauf que non : les riches ne s’enrichissent pas en produisant de la richesse : ils s’enrichissent en spéculant et la spéculation n’est pas source de richesse, au contraire elle provoque des crises. Et puis, franchement, vous croyez vraiment que les riches arrêteraient de travailler s’ils gagnaient juste un peu moins ? Les pauvres gagnent moins et continuent de travailler, eux… Et puis, qu’ils arrêtent de travailler ! On les remplacera et en mettant leurs entreprises au service de la masse, pas d’un petit groupe. Bon vent ! Arrêtez de croire que les plus riches sont plus riches parce qu’ils sont meilleurs en business : ils sont plus riches car ils sont plus immoraux, c’est tout. Pour ceux qui auront la flemme de regarder les 2h30 de la vidéo, je vous résume un peu ce que dit Miret Zaki : ce sont les raiders et autres hedge funds qui provoquent les crises que nous subissons. Pour engendrer des profits, ils « attaquent » des monnaies ou des entreprises, provoquant la déstabilisation ( voire la faillite dans le cas de la Grèce ) de l’économie de pays entiers. En effet, quand ils lancent une attaque sur une valeur, les plus petits actionnaires suivent bêtement et vendent. Les hedge funds, eux, y gagnent car ils avaient parié sur l’effondrement de la valeur en question.

Je ne crois pas que les inégalités soient une fatalité. Il faut juste que le système politique soit véritablement démocratique et juste pour pouvoir empêcher qu’une minorité profite du système. Vous ne trouvez pas ironique que ce soient les pauvres qui « profitent du système » qui sont montrés du doigt et non les riches ? Profiter du système, c’est normal, c’est plutôt le signe que le système est bon si on en profite au lieu de le subir, non ? Le problème c’est quand tout le monde n’en profite pas également. Il faut donc revoir notre régime politique qui n’est pas une démocratie puisqu’une seule ( aller, deux, si vous considérez que les chômeurs de longue durée et autres familles nombreuses sont des profiteurs ) catégorie(s) de personne en profite(nt). Etienne Chouard, dans la vidéo ci-dessous, l’explique très bien mais, encore une fois, je vais résumer pour les plus paresseux. Dans notre système politique, le seul pouvoir qu’a le peuple c’est d’élire ses représentants. Ceux-ci sont des membres de partis politiques, qui ont chacun leur petit business pour choisir lequel sera candidat ( pas très joli-joli ce business si vous voulez mon avis… ) et surtout qui sont financés par le monde de la finance. Une fois au pouvoir, vous voudriez que ces gens, qui ont été payés par les plus riches, restent impartiaux et prennent des mesures pour limiter leurs pouvoirs et leur richesse ? Il y a clairement un conflit d’intérêt. Et ça ne changera pas tant qu’on ne changera pas de système pour choisir nos représentants. Même si on essaie de changer de Constitution, comme plusieurs partis politiques le proposent dans leur programme ( la fameuse VIème République qui résoudra tous nos maux ), si la Constitution est écrite par ceux qui ensuite seront élus, il y a encore conflit d’intérêt. Il faudrait effectivement changer de régime et pour cela choisir, par tirage au sort, un groupe de citoyens, qui seraient ensuite inéligibles pendant un certain temps, pour élaborer une nouvelle Constitution.

Sur quels principes fonder une vraie démocratie ? Je vais présenter un petit modèle légèrement utopiste ( mais à mon avis complètement réalisable sur le très long terme, d’abord à l’échelle d’un pays, puis de petites régions et enfin au niveau mondial ). Selon moi, la démocratie ne peut pas se faire à trop grande échelle. D’une part car il est ridicule de chercher à mettre tout le monde d’accord sur tout. D’autre part car, ne pouvant mettre tout le monde dans la même pièce ( encore que, avec internet ça devient virtuellement possible, mais là on tombe sur le problème déjà cité ), il faudrait déléguer et on retomberait dans les mêmes problèmes que nous avons déjà. Pour être réelle, la démocratie doit être participative. Les gens doivent pouvoir élaborer leurs propres lois, par eux-mêmes et les voter eux-mêmes. La démocratie s’exercerait donc à très petite échelle : une ville moyenne. On peut regrouper ( ou pas ) plusieurs petits village et au contraire diviser les grandes villes en arrondissements. Seule, la Constitution, définissant la répartition des pouvoirs et rien d’autre, serait valable à l’échelle mondiale. Il n’y aurait pas de frontière ni de nationalité, mais chacun devrait justifier d’un domicile à un certain endroit ( et vraiment justifier, c’est-à-dire y résider réellement ) pour pouvoir y exercer sa citoyenneté. Pour l’économie, je m’y connais peu, mais il me semble que si l’on pouvait supprimer les marchés ça serait déjà une bonne chose. Comme je l’ai déjà exposé dans mon article sur le travail, on pourrait arrêter de chercher le profit à tout prix et diminuer le temps de travail. Réduire les domaines du travail à proprement parler au maximum. Produire localement. Mettre l’accent sur l’enseignement, la recherche, la médecine, l’art. Réhabiliter socialement la valeur du loisir.

Qu’en pensez-vous ?

Voilà la vidéo qui m’a donné l’idée de l’article et un lien qui reprend les idées principales et dont le forum propose d’élaborer les principes fondamentaux d’une nouvelle Constitution.

 

Remettre en question le travail ? 3 janvier 2012

Vidéo que j’ai découvert grâce au blog de http://pigut.mintyway.com/ .

J’ai eu ma période communiste, c’est-la-lutte-finale-levons-nous-le-poing-levé et tout et tout. J’étais ado, il me fallait des utopies. Et puis c’est passé. Je suis « rentrée dans le moule », j’ai rangé dans un coin de ma tête tout ce qui me révoltait dans la société capitaliste.

C’est un sujet épineux. Je n’ai pas de réponses toutes faites. Ce documentaire, bien qu’orienté, n’en n’a pas non plus. Le but est de se poser des questions. Je me suis posée les suivantes, posez-les-vous aussi et je serai très heureuse si vous y répondiez, si vous me proposiez vos propres réflexions/questionnements.

  1. Pourquoi, dans nos sociétés occidentales ( et c’est aussi le cas en Egypte, même si ce n’est pas dans la culture, c’est clairement le modèle à suivre ) mettons-nous le travail au-dessus de tout comme valeur ? On peut ne pas être généreux, ne pas être solidaire, ne pas être un défenseur de la liberté, ne pas penser, mais ne pas être travailleur ? sacrilège et damnation… Pourquoi ? Alors même que pour la majorité des travailleurs le travail est fatigant, usant physiquement et moralement, il ne nous laisse assez d’énergie que pour rentrer se poser sur notre canapé, devant la télé pour la plupart, ou l’ordinateur ( un peu mieux, mais pas encore ça ) ou un bouquin pour les plus chanceux.  En échange, on a des sous. Ce qui nous mène à la question deux.
  2. On travaille pour gagner sa vie. Drôle d’expression : en fait, on travaille pour gagner de l’argent, ce qui nous permettra de vivre notre vie. Je sais pas vous, mais moi je trouve ça abominable que de vivre notre vie soit soumis à la possession de l’argent. Ah oui, j’ai toujours pas posé de question : pourquoi sommes-nous obligés de gagner de l’argent pour pouvoir vivre notre vie ?
  3. Pourquoi quand on pose cette question n°2, tout le monde hausse les sourcils et vous regarde comme une sorte de hippie sorti des bois, plein de boue, tout nu, avec un joint à la bouche et le cerveau tout grillé ? Mais si, ne le démentez pas, cette question vous semble absurde, bonne pour les utopistes qui n’ont pas les pieds sur terre. Ne le démentez parce que moi-même, je suis si bien trempée dans cet acier capitaliste que je me trouve absurde en posant cette question. Et en effet, comment revenir en arrière ?
  4. Est-ce trop tard pour revenir en arrière ? Ou plutôt, non, vu comme ça je passe pour une passéiste, qui veut revenir à l’âge de pierre. Ce n’est pas du tout ça. L’homme a inventé des choses merveilleuses, il a fait des tas d’expériences, des tas d’erreurs, qui l’ont rendu plus fort, plus grand ( j’allais dire plus digne, mais je suis pas très sûre pour ça… ). Non, je ne veux pas « revenir en arrière » à proprement dit. De toutes façons, c’est impossible. Je voudrais qu’on invente une nouvelle façon d’être ensemble. Au début de l’humanité, l’homme vivait en petits groupes isolés. A l’intérieur de ce groupe, les hommes chassaient, les femmes cueillaient, ils partageaient tout. Puis, le groupe s’est élargi, se divisant en secteurs d’activité, entre eux ils s’échangeaient, troquaient. Puis ils ont commencé à établir des échanges avec d’autres groupes d’hommes. Au début, le troc était satisfaisant, mais avec le temps ils se sont rendus compte qu’ils pouvaient utiliser de la monnaie et donner un prix à chaque chose. C’était bien pratique, parce que celui qui avait des poulets voulaient des habits mais celui qui avait ces habits ne voulait pas de poulets, alors la monnaie évitait bien des détours. Ce système est si pratique qu’il a été développé en monnaie fiduciaire : les billets, les chèques ( d’abord lettres de change, etc. ). Bref, les hommes ont adopté différentes modalités d’échanges suivant leur mode de vie. Qui a dit que l’évolution devait s’arrêter là ?
  5. Le travail dans notre société moderne ( et là je parle pour le monde entier ) apporte-t-il vraiment quelque chose à l’être humain ? Voyons les deux extrêmes : l’ouvrier sur un montage à la chaine et le CEO d’une multinationale. Le premier a clairement un travail abrutissant, qui va user sa santé et qui ne lui apporte que de l’argent et encore, pas beaucoup. Le second semble avoir la bonne place dans le système : salaire à cinq chiffres, beaucoup de possessions matérielles, le luxe à portée de main. Mais fait-il autre chose que travailler ? Au golf, il travaille, le soir, il travaille, avec sa famille, il reçoit des appels du travail, en vacances ( quand il en prend des personnelles ), il continue à penser à son travail. Bref, le travail prend toute sa vie. Chacun va aimer sa vie à sa manière, quand il aura des petits moments de déprime il pensera aux inconvénients de la vie de celui qui est à l’autre extrême et finira toujours par conclure que sa place est mieux que celle de l’autre. Mais c’est parce qu’on a été habitué à faire cette comparaison depuis tout petit : on n’a pas assez d’argent pour partir en vacances/pour t’acheter ce iPod, oui mais on est unis, on est une famille ; je ne suis pas assez à la maison, je ne vais pas à tes compétitions de Judo, oui mais regarde le beau Blackberry que je t’ai rapporté ! Bref, je caricature, mais vous voyez le genre. Et les séries, les films, nous confirment tout ça.
  6. Si les gens avaient vraiment le choix de travailler. S’il était possible pour eux de ne plus le faire, combien continueraient à votre avis ? Alors, c’est sûr quand on arrête de travailler, on le voit à travers les témoignages de la vidéo, on doit revoir sa consommation à la baisse, on doit se mettre à suer un peu pour aménager sa vie. On ne peut pas ne plus travailler à proprement parler. Il faudra toujours travailler la terre, construire des maisons, soigner, enseigner. Mais dans l’image que j’en ai on le ferait pour soit et pour les autres, pas pour amasser des objets inutiles.
  7. Combien de choses que nous possédons sont inutiles ou, au moins, en partie inutiles ? De combien d’options sur votre portable vous servez-vous quotidiennement ? De combien pourriez-vous vous passer ? De combien d’appareils en général, sur ceux que vous possédez, vous servez-vous vraiment ? Combien d’objets, dans votre maison, y on vraiment leur place ? Si c’est une majorité, tant mieux. Mais je pense qu’il  y a beaucoup de gens dans notre société pour qui ce n’est pas le cas.

Il y a encore plein de questions, mais laissons celles-ci reposer un peu.

Je vous conseille un petit livre, en partant :   Mon Utopie, d’Albert Jacquart

J’attends vos réactions.

 

Home, de Yann Arthus-Bertrand

Filed under: A voir, à lire, à écouter — Lilou @ 16:13
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Un film excellent, que tout le monde devrait voir. Je vais d’ailleurs essayer de le passer aux élèves de l’école où j’enseigne. Pour ceux qui préfère l’anglais ou l’arabe, il existe aussi dans ces langues, cherchez sur Youtube.

Pas de dramatisation à outrance, beaucoup de poésie non seulement dans les images, qui sont époustouflantes, mais aussi dans les expressions utilisées comme les « poches de soleil » pour parler des nappes de pétrole.

Finalement, c’est un film qui explique bien la relation de l’homme avec la Terre et ses autres habitants. Il met beaucoup l’accent sur l’humain et c’est important parce que lorsque l’on parle aux gens des ours sur la banquise ou des oiseaux qui ne trouvent plus de poissons, ça les touche sur le moment et puis ils oublient. Mais là, c’est d’eux qu’on leur parle.

En tout cas, j’ai vraiment adoré. Rien de spécial à rajouter, si ce n’est que c’est vraiment une des causes pour laquelle je suis végétalienne, j’ai besoin de ce contact à la nature que nous avons perdu. Ça a commencé pour moi en arrêtant de consommer des produits animaux, mais je ne veux pas m’arrêter là. C’est toute la société de consommation que je conteste. Je voudrais faire plus de choses par moi-même. Je fais déjà mon lait végétal, je suis super contente ! Je voudrais aussi arrêter de consommer quoi que ce soit impliquant un travail déshumanisé. Alors, là, c’est dur ! Je creuse tout ça et j’en ferai un article à lui tout seul. Peut-être plusieurs car le sujet est vaste.

Qui d’entre vous a vu le film ? Qu’en avez-vous pensé ?