"Ceci n'est pas une rose"

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Remettre en question la démocratie ? 31 janvier 2012

Aller, un petit article philosophico-politique ( de comptoir ? à vous de juger ).

La démocratie, on nous l’a expliqué à l’école, c’est le pouvoir politique au peuple, « le peuple gouverné par le peuple ». C’est le meilleur régime du monde, c’est merveilleux, c’est magnifique, surtout ne le remettez pas en question !

Personnellement, je n’ai pas vraiment la fibre démocratique. Je suis un petit peu trop misanthrope pour ça. J’aurais tendance à dire que la méritocratie donnerait un meilleur résultat et serait plus propice à aller dans le sens du progrès. Pourtant, je ne peux pas vraiment suivre cette idée jusqu’au bout, car qui définira les meilleurs et selon quels critères ? Y’a qu’à voir le système scolaire : je ne suis pas toujours convaincue que ceux qui en sortent au plus haut niveau soit forcément les meilleurs… Ni du point de vue de l’intelligence, ni du point de vue moral. Ce sont plutôt ceux qui sont les mieux fondus dans le moule ( pas tous, bien sûr, mais quand même ), du coup quel progrès espérer de ceux qui ne sont pas prédisposés à la remise en question personnelle et du système ? On pourrait définir les meilleurs comme ceux qui pensent, les philosophes au vrai sens du terme, qui recherchent la vérité. Mais dans ce cas-là, difficile de faire des choix : nous sommes tous des philosophes en puissance, encore faut-il nous mettre dans les conditions propices à la réflexion ( entendez pas là : pas de travail à la chaine et pas de TF1, héhé ). Et nous voilà retombés vers l’idée que la démocratie est le meilleur des régime. Il n’est pas le régime idéal, mais il est le meilleur.

Oui, mais : vivons-nous vraiment en démocratie ? Il me semble qu’il y a de quoi se poser la question quand on voit que le peuple est tout le temps mécontent. Vous allez me dire : mais les français râlent tout le temps, c’est un sport national ! Certes, mais sommes-nous bien les seuls ? Ni a-t-il pas quelques bonnes raisons d’être mécontents ? Je ne suis ni économiste, ni politologue mais je vais quand même essayer une petite analyse.

Il paraît que la pauvreté augmente en France et en Europe. Si, si, c’est vrai, c’est l’observatoire des inégalités qui en donne les statistiques ICI et LA. Vous allez me dire « Attention, leur définition de la pauvreté est un peu large, ils prennent les gens qui sont à moins de 50 ou 60% du revenu médian mais ça peut aboutir à un revenu tout à fait raisonnable ». Si vous pensez que 795€/mois pour une personne seule et 1600€ pour une famille avec deux enfants de moins de 14 ans, ça suffit pour vivre correctement, donnez-moi des propositions de budget en commentaires. Mais le problème ce n’est pas vraiment si ces sommes-là suffisent pour vivre. Le problème c’est : pourquoi le taux de pauvreté augmente en Europe depuis les années 2000 alors que les richesses ne diminue pas ( sauf un peu en 2008 et 2009 ) et, surtout, pourquoi les richesses sont-elles si mal réparties ( chiffres par ICI ) ? Qu’on m’explique comment est servi l’intérêt du peuple, là !? Alors, oui, il y a la fameuse crise qu’on nous ressort à tout va. Je vous mets une vidéo en bas de cet article qui vous expliquera que la crise n’est pas forcément une fatalité et surtout qu’elle profite aux plus riches, qui pourtant l’ont provoquée, pendant que les pauvres en subissent les conséquences alors qu’ils sont innocents.

On ressort toujours les mêmes arguments à ceux qui se révoltent de cette situation et voudraient une meilleure répartition des richesses : ce sont les riches qui produisent de la richesse, si on commence à les taxer ils vont arrêter de produire, ce sera encore plus la crise et on sera bien avancés. Sauf que non : les riches ne s’enrichissent pas en produisant de la richesse : ils s’enrichissent en spéculant et la spéculation n’est pas source de richesse, au contraire elle provoque des crises. Et puis, franchement, vous croyez vraiment que les riches arrêteraient de travailler s’ils gagnaient juste un peu moins ? Les pauvres gagnent moins et continuent de travailler, eux… Et puis, qu’ils arrêtent de travailler ! On les remplacera et en mettant leurs entreprises au service de la masse, pas d’un petit groupe. Bon vent ! Arrêtez de croire que les plus riches sont plus riches parce qu’ils sont meilleurs en business : ils sont plus riches car ils sont plus immoraux, c’est tout. Pour ceux qui auront la flemme de regarder les 2h30 de la vidéo, je vous résume un peu ce que dit Miret Zaki : ce sont les raiders et autres hedge funds qui provoquent les crises que nous subissons. Pour engendrer des profits, ils « attaquent » des monnaies ou des entreprises, provoquant la déstabilisation ( voire la faillite dans le cas de la Grèce ) de l’économie de pays entiers. En effet, quand ils lancent une attaque sur une valeur, les plus petits actionnaires suivent bêtement et vendent. Les hedge funds, eux, y gagnent car ils avaient parié sur l’effondrement de la valeur en question.

Je ne crois pas que les inégalités soient une fatalité. Il faut juste que le système politique soit véritablement démocratique et juste pour pouvoir empêcher qu’une minorité profite du système. Vous ne trouvez pas ironique que ce soient les pauvres qui « profitent du système » qui sont montrés du doigt et non les riches ? Profiter du système, c’est normal, c’est plutôt le signe que le système est bon si on en profite au lieu de le subir, non ? Le problème c’est quand tout le monde n’en profite pas également. Il faut donc revoir notre régime politique qui n’est pas une démocratie puisqu’une seule ( aller, deux, si vous considérez que les chômeurs de longue durée et autres familles nombreuses sont des profiteurs ) catégorie(s) de personne en profite(nt). Etienne Chouard, dans la vidéo ci-dessous, l’explique très bien mais, encore une fois, je vais résumer pour les plus paresseux. Dans notre système politique, le seul pouvoir qu’a le peuple c’est d’élire ses représentants. Ceux-ci sont des membres de partis politiques, qui ont chacun leur petit business pour choisir lequel sera candidat ( pas très joli-joli ce business si vous voulez mon avis… ) et surtout qui sont financés par le monde de la finance. Une fois au pouvoir, vous voudriez que ces gens, qui ont été payés par les plus riches, restent impartiaux et prennent des mesures pour limiter leurs pouvoirs et leur richesse ? Il y a clairement un conflit d’intérêt. Et ça ne changera pas tant qu’on ne changera pas de système pour choisir nos représentants. Même si on essaie de changer de Constitution, comme plusieurs partis politiques le proposent dans leur programme ( la fameuse VIème République qui résoudra tous nos maux ), si la Constitution est écrite par ceux qui ensuite seront élus, il y a encore conflit d’intérêt. Il faudrait effectivement changer de régime et pour cela choisir, par tirage au sort, un groupe de citoyens, qui seraient ensuite inéligibles pendant un certain temps, pour élaborer une nouvelle Constitution.

Sur quels principes fonder une vraie démocratie ? Je vais présenter un petit modèle légèrement utopiste ( mais à mon avis complètement réalisable sur le très long terme, d’abord à l’échelle d’un pays, puis de petites régions et enfin au niveau mondial ). Selon moi, la démocratie ne peut pas se faire à trop grande échelle. D’une part car il est ridicule de chercher à mettre tout le monde d’accord sur tout. D’autre part car, ne pouvant mettre tout le monde dans la même pièce ( encore que, avec internet ça devient virtuellement possible, mais là on tombe sur le problème déjà cité ), il faudrait déléguer et on retomberait dans les mêmes problèmes que nous avons déjà. Pour être réelle, la démocratie doit être participative. Les gens doivent pouvoir élaborer leurs propres lois, par eux-mêmes et les voter eux-mêmes. La démocratie s’exercerait donc à très petite échelle : une ville moyenne. On peut regrouper ( ou pas ) plusieurs petits village et au contraire diviser les grandes villes en arrondissements. Seule, la Constitution, définissant la répartition des pouvoirs et rien d’autre, serait valable à l’échelle mondiale. Il n’y aurait pas de frontière ni de nationalité, mais chacun devrait justifier d’un domicile à un certain endroit ( et vraiment justifier, c’est-à-dire y résider réellement ) pour pouvoir y exercer sa citoyenneté. Pour l’économie, je m’y connais peu, mais il me semble que si l’on pouvait supprimer les marchés ça serait déjà une bonne chose. Comme je l’ai déjà exposé dans mon article sur le travail, on pourrait arrêter de chercher le profit à tout prix et diminuer le temps de travail. Réduire les domaines du travail à proprement parler au maximum. Produire localement. Mettre l’accent sur l’enseignement, la recherche, la médecine, l’art. Réhabiliter socialement la valeur du loisir.

Qu’en pensez-vous ?

Voilà la vidéo qui m’a donné l’idée de l’article et un lien qui reprend les idées principales et dont le forum propose d’élaborer les principes fondamentaux d’une nouvelle Constitution.

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3 Responses to “Remettre en question la démocratie ?”

  1. Belgarel Says:

    J’aime bien ton article, même si je ne suis pas d’accord avec tout.

    Sur le plan de la méritocratie, on le sait depuis Bourdieu (qui a montré que ce qu’on nous demande à l’école ne vient pas de ce qu’on nous apprend, mais du capital culturel que nous transmet la famille), ça n’existe pas, et ça n’a jamais existé, en dehors des rhétoriques de la IIIè République (qui souhaitait intégrer les petits bretons en les récompensant) et de l’actuelle droite.

    Mais une chose que tu dis est tout à fait fausse : « Nous sommes tous philosophes. » Tût. J’ai beaucoup aimé, en ce qui me concerne, le texte de Bourdieu « L’opinion publique n’existe pas », qui démontre que contrairement aux présupposés des sondages, tout le monde n’a pas une opinion bien formée sur tout, et qu’à défaut, on prendra l’opinion par défaut du voisin ou des potes sur des sujets auxquels on n’a absolument pas réfléchi (Y’a qu’à voir les commentaires sur »On se salue ? » d’un odieux connard : par défaut, ça a pas l’air important, je prends donc l’avis du blog humoristique que je lis)..
    Aussi, le système idéal serait-il à mes yeux une démocratie directe, dont les lois seraient votées et rédigées par ceux qui s’estiment le mieux renseignés sur un sujet et ses implications – un non un groupe aux intérêts régionaux et aux connaissances inégales (vas me dire que les élus ricains comprennent tous SOPA sur le bout des doigts…et toi, d’ailleurs ?)

    La définition de la pauvreté est un véritable problème épistémologique. Plutôt que de se fier au revenu médian, je préfère les études qui prennent en compte les conditions de vie. En définissant 17 items représentatifs de conditions de vie normales, où moins de 11 indiquent une pauvreté de conditions de vie, on se rend compte que les chiffres sont moins dramatiques…mais que 25% (ou un tiers, je sais plus) des français ont déjà connu cette forme de pauvreté.
    Faudrait que je ressorte mes vieux cours de socio…
    En tout cas, le gouvernement actuel n’est pas responsable de l’augmentation de la pauvreté, et même, pas nécessairement non plus du décollage du 99è centile (nettement plus impressionnant que ce que le tableau des déciles que tu nous fournis laisse voir :P). C’est le capitalisme moderne et la libération des marchés qui sont en cause.

    « Sauf que non : les riches ne s’enrichissent pas en produisant de la richesse : ils s’enrichissent en spéculant et la spéculation n’est pas source de richesse, au contraire elle provoque des crises. »
    Croyance populaire dénotant une profonde incompréhension du système économique – système que, je te le dis tout de suite, je tiens en haine.
    La spéculation est une maladie inhérente à l’investissement, dans des marchés débridés. La base de notre économie capitaliste, c’est l’intérêt personnel : de même qu’un homme loue sa force de travail en échange d’un salaire, un autre fournit des capitaux en échange d’une prime de risque. La spéculation, ça fonctionne sur le même principe : sauf qu’au lieu de considérer qu’on injecte du capital dans une entreprise et que cette entreprise va vous verser une prime de risque (des dividendes), on joue au poker avec les actions (des morceaux d’entreprise). Mais heureusement, pour jouer au poker, y’a des sécurités, des assurances, des « produits dérivés » (ex : pour une petite somme, je gagne le droit d’acheter 200 actions de la C-CC au prix actuel dans cinq mois, donc si le prix de l’action monte, je les revends direct et je suis gagnant) ; aussi la valeur totale en circulation sur les marchés financiers est estimée à plusieurs centaines de fois celle du PIB mondial.
    Au XXème siècle, l’investissement a cessé de venir des grandes familles qui dirigeaient les entreprises (une forme d’investissement stable, tournée vers le long terme), et s’est trouvé provenir des marchés financiers et des banques (plus adaptatif, concurrentiel, plus rentable). Dans les années 1980, les gouvernements de droite anglo-saxons ont mené la dérégulation de marchés financiers, sur lesquels les État-Nations avaient jusque-là tenté de garder un certain contrôle. Le but ? permettre aux entreprises d’acquérir des capitaux plus facilement. Mais mon point de vue, c’est que c’était comme de vendre son âme au diable : faut être con ou diable pour pas voir qu’il y a anguille sous roche. Merci Reagan !
    DONC la spéculation est le principe producteur de richesse dans une économie de marché.

    D’ailleurs, ce qui provoque les crises, ce n’est pas la spéculation en soi : c’est quand l’économie financière, qui s’était trop éloignée de l’économie réelle, se rend brutalement compte de l’écart. Depuis les années 30, on évite que ça arrive. Mais là, on n’avait pas vu venir le coup : les banques avaient eu l’idée de mettre sur le marché des « actions pourries » (en gros, des bouquets de fleurs dans une boîte, où une ou deux fleurs étaient empoisonnées – c’étaient en effet ces fameux prêts aux pauvres que personne ne pourrait rembourser. À côté, il y avait des prêts tout à fait sains) pour se débarrasser de crédits invendables (puisque les pauvres voulaient pas payer ><). Eh bien, rien que de savoir qu'il y avait peut-être une fleur empoisonnée dans le bouquet, tout le monde a poussé un cri aigu en lâchant la boite des mains. Résultat : banques malades, marchés malades, tous les marchés petit à petit corrompus par le faiblissement des banques…
    Après, le comportement des marchés financiers en temps de crise (spéculation à la baisse) est purement odieux. Logique, mais odieux ;D

    Sur le plan de la taxation, tu n'es pas rigoureusement exacte. Tu confonds taxation des riches et taxation des patrons. L'idée, c'est que si on taxe les patrons, nos travailleurs seront moins compétitifs, et on aura des délocalisations, nos produits se vendront moins bien à l'étranger, etc. Pour ce qui est des riches…"Et puis, franchement, vous croyez vraiment que les riches arrêteraient de travailler s’ils gagnaient juste un peu moins ?" C'est-à-dire qu'à un certain niveau de revenu, l'État prélève 70% des rentrées d'argent ; si on augmente les taxes, ils verront que plus ou moins de travail, ça ne change plus grand-chose, et auront tendance à retrouver plus bas le meilleur rapport travail/revenu. Et pour ce qui est des droits de succession ou l'ISF, ça met dans la m*rde des gens qui ne sont pas riches mais héritent d'un patrimoine évalué cher (agriculteurs, qui, entre tracteurs, fermes et troupeaux, on vite fait d'atteindre les 700M€) sans avoir pour autant des revenus qui vont avec.
    Ce sont des problèmes plus compliqués qu'ils en ont l'air, et de toute façon, ce n'est pas sur ces taxes "symboliques" (auxquelles on a eu encore droit il y a quelques mois) que l'État dégage l'essentiel de ses ressources. Crois-moi, il a plus gagné à augmenter sur le long terme la TVA sur les sodas (qui c'est qui paye ?) qu'à racketter une fois les riches (bizarre, les médias n'ont pas beaucoup parlé de cette analyse, à commencer par le JT de TF1…mais non, Sarkozy n'est PAS le Maître des Chaînes !)

    "il me semble que si l’on pouvait supprimer les marchés ça serait déjà une bonne chose"
    Looooooooooooooooooooooooooooooooooooooooool ! Dommage qu'il y ait pas de smiley (tordu de rire) ! Mdr énorme XDDDDDDDDD
    Supprimer les marchés = supprimer les échanges de biens (réels, financiers, fictifs…tous, quoi !)
    C'est rien de dire que tu t'y connais peu. Les marchés, c'est pas, par définition, le Grand Méchant Loup abstraits dont TF1 te dit qu'ils sont paniqués, qu'il faut les soutenir, et qu'on va donc devoir payer. Le marché, c'est le lieu de rencontre de l'Offre et de la Demande d'un bien particulier (concret dans les économies pré-industrielles – quand tu vas "au marché", c'est une survivance de ce modèle historique) ou abstrait (ex : de nos jours, quand tu achètes un bien en supermarché, tu réponds par exemple à deux offre : le supermarché t'offre le service de regrouper les biens, et le bien lui-même. Ou encore, l'exemple des biens en ligne : la toile toute entière devient un marché). Autrement dit, si tu veux supprimer les marchés, celui qui vient de fabriquer une chaise ne pourra JAMAIS la refiler à quelqu'un qui en veut une. Applique ça au marché du travail, et le temps de travail se trouve réduit à 0 😛 Et ça marche même dans un système généralisé de troc.
    Les marchés ont toujours existé. Les marchés, c'est l'échange. Les marchés, c'est l'économie. (Ce n'est pas idéologique, c'est définitionnel.)
    Après, si tu as une proposition concrète pour RÉFORMER les marchés, de toute façon, dans une économie mondialisée, il est impossible de réguler comme on veut les marchés. Ça voudrait dire sortir de l'OMC. Et des pays en autarcie, on en a déjà vu dans les années 30, et ils sont pas devenus des démocraties. Enfin, peut-être que la Russie était plus démocratique que ne l'est l'Amérique aujourdhui, je sais pas ; toujours est-il que son système économique ne profitait pas exactement au peuple.
    En gros, refaire le coup de l'Allemagne en 1929, ça aurait du mal à passer.

    Pour ce qui est de ton modèle de démocratie, je ne suis pas convaincu par plusieurs aspects. D'abord, l'idée que la vraie démocratie se fait forcément à petite échelle. C'est elle aussi qui a conduit au principe de la Démocratie Représentative. Or, de nos jours, comme tu le rappelles, il EST possible de mettre tout le monde dans la même pièce. D'informer tout le monde immédiatement. De lancer des débats sur tous les sujets. Le cyber-citoyen est la base inespérée d'une vraie démocratie directe.
    Ensuite, ressusciter les Cités grecques, comme ça, dans un pays marqué par l'histoire de l'État-Nation, c'est pas gagné. Et même si tu y arrives, garde bien en tête que les Cités Grecques, c'était pas le monde ds bisounours : Sparte, on y rigolait pas, et pourtant, c'était une démocratie. Supprime les marchés, et c'est la guerre assurée de tous contre tous 😛
    Si Paris voulais augmenter son territoire pour faire face à son augmentation de population, qui est-ce qu'elle annexerait ? 🙂
    J'aimerais bien voir un autre tyran émerger à Berlin ^^

    Je regarderai probablement la vidéo. Mais je dois dire que…c'est looooooong…
    Quoi, qu'est-ce qu'il a, mon commentaire ?

  2. Bon, contente de voir que ton commentaire a pu finalement passer !

    J’avais prévu de répondre demain à tête reposer, mais mon épisode de The Good Wife met trois plombe à se charger sur GorrillaVid, alors j’ai du temps à tuer. Peut-être que mes articles sont superficiels justement parce que je regarde trop de séries, tiens, faudrait creuser de ce côté-là. ( Euh, en fait mon épisode ne se chargeait pas parce que ma ligne téléphonique a eu un infarctus et je n’ai plus ni téléphone, ni net… donc mon commentaire a un peu tardé… )

    Tu as raison de pointer plusieurs points, où je me suis lamentablement exprimée, mais je pense qu’on revient un peu aux mêmes conclusions. Pas sur tout, non plus.

    1 – la méritocratie : il me semble que je dis exactement la même chose que toi -> ne sortent pas premiers de l’école les meilleurs, mais les plus adaptés au système, donc comment définir les meilleurs ? J’ai l’impression qu’on est d’accord.

    2 – On est tous philosophes. Là par contre je ne suis pas d’accord : certes, dans la vie quotidienne, sur beaucoup de sujets, on n’a pas vraiment d’opinion mais on se contente d’adhérer à l’opinion du voisin. C’est ce que j’ai fait pour le végétalisme, entre autre, et je c’est vrai que c’est ce qu’on fait souvent. MAIS, cela ne veut pas dire qu’on n’est pas tous capables d’être philosophes : si on s’impose une rigueur dans la réflexion, on peut tous ( ou presque ) arriver à être philosophes. En revanche, je suis d’accord sur le « les lois seraient votées et rédigées par ceux qui s’estiment le mieux renseignés sur un sujet et ses implications » parce que si on peut tous être philosophes, on ne peut pas tous être hyper renseignés sur tout. Donc tout le monde ne devrait participer à l’élaboration de toutes les lois.

    3 – Pour la pauvreté : j’ai donné les chiffres que j’ai trouvés, j’avoue que je n’ai pas fait une recherche très approfondie… Par contre, je n’ai pas dit que le gouvernement était responsable à proprement parlé de la pauvreté, mais plutôt qu’il est responsable d’avoir laissé les marchés foutre le bordel. On est d’accord, le problème vient de la libéralisation du marché.

    4 – Pour le fonctionnement du marché, j’ai pas l’air comme ça, mais je comprends quand même les bases. Toutefois, je ne savais pas vraiment ce qu’était les produits dérivés, merci de m’avoir éclairée ! Tout dépend de ce qu’on appelle « richesse », ils produisent de la monnaie, ok, mais concrètement cette monnaie c’est quoi ? ça correspond à quelle production de biens ou de services ? Selon moi, c’est du vent, rien de plus ! Peut-être que je me trompe, mais en tout cas c’est ce que je voulais exprimer.

    5 – Ce n’est pas la spéculation qui crée les crises : alors là, j’avoue mon ignorance, je me repose simplement sur ce que raconte Myret Zaki dans la vidéo, à savoir que ce sont les hedge funds profitent des crises donc ils les provoquent en lançant des attaques. Ce n’est pas la spéculation en soi qui provoque les crises, mais bien certains spéculateurs.

    6 – Concernant la taxation : personnellement je ne suis pas pour la taxation, je suis pour la coopératisation ( ça se dit pas, mais je le dit quand même ). Une entreprise devrait appartenir à ses travailleurs. Alors, si les patrons, trop taxés, veulent fermer l’entreprise : aux travailleurs de reprendre l’affaire. C’était plutôt mon point de vue. Quant à la TVA, je ne m’y connais pas. On dit tout le temps que la TVA c’est faire payer les pauvres, mais honnêtement je n’en sais rien. Je veux bien un complément d’infos là-dessus.

    7 – « Supprimer le marché » : oui, tu as raison, j’y suis allée un peu fort ! héhé ! Je voulais dire supprimer les marchés financiers. Mais peut-être que même comme ça c’est un peu fort ? A toi de me répondre. Tu dis que dans une économie mondialisée, il est difficile de réguler les marchés comme on veut, même si on n’est plus qu’un seul Etat ? ( c’est vraiment une question, je n’ai pas de réponse ).

    8 – Oui, on peut lancer des débats sur tous les sujets, mais tout le monde ne peut pas être d’accord. Et déjà, à petite échelle, quand tu as 51% de gens qui prennent une décision, tu as un bon petit groupe ( les 49 restant ) qui sont « frustrés », mais à l’échelle mondiale si 49% de l’humanité se sent frustrée ça risque pas de déstabiliser le système ? Ou alors on fixerait une majorité à 80% ( ou autre ), mais ce serait très difficile à atteindre. Ça me semble être l’argument majeur contre. Mais on peut toujours avoir des niveaux de pouvoir et certaines décisions pourraient être prises à l’échelle mondiale. Le seul débat à grande échelle ( nationale ) que j’ai en tête, c’est le débat sur l’intégration ( ou je sais plus comment ça s’appelait, sur la laïcité ? l’identité nationale ? enfin, la grosse farce que nous a sortie Sarko au début de son mandat ) et franchement ça m’a pas donné une super bonne image des débats à grande échelle. Mais c’est vrai que c’est un mauvais exemple.

    9 – Non, les Cités grecques, c’est pas le monde des Bisounours. Mais, même si j’ai foi en l’homme ( je suis obligée, sinon ça me donne envie de mourir, remarque ce serait peut-être pas plus mal ), je ne crois pas que le monde puisse ressembler un jour à celui des Bisounours !! Et cette démocratie participative ne serait pas parfaite, elle serait juste la meilleure, y’a souvent un gouffre entre les deux. Il n’y aurait pas de guerre parce qu’on serait un seul monde. J’ai jamais compris pourquoi les hommes faisaient la guerre. Je pense qu’il y a un bon moyen de se préserver de la guerre : que ceux qui prennent la décision de partir en guerre soit ceux qui iront ensuite la faire. Ils y réfléchiront peut-être à deux fois. Bon, y’aura toujours des conflits, on peut pas tous être Gandhi, non plus.

    10 – Ton commentaire est loooooooong, tout comme la vidéo 😛 Mais il fait avancer le schmilblik, donc ça va !

  3. […] C’est ce qu’aucun autre candidat n’ose ( ne veut ? ) proposer, le vrai remède à la crise ( cf. la vidéo que j’ai mise dans l’article Remettre en question la démocratie ). […]


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