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« Etre végéta*ien, c’est contre nature » et autres arguments fallacieux 17 janvier 2012

Filed under: Café philo — Lilou @ 20:22
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Bon, je vous l’ai déjà dit, je ne prétends pas détenir la vérité absolue et par conséquent je ne pourrais affirmer qu’être végéta*ien est la seule bonne façon de se nourrir. Je comprends qu’on ne soit pas d’accord. Mais il y a certains arguments qui me font sortir de mes gonds.

« Etre végétalien, c’est contre notre nature »

Alors, d’abord, on ne le répètera jamais assez l’être humain n’est pas carnivore, il est herbivore ( plutôt fructivore ) à tendance omnivore. Et on peut très bien vivre sans protéines animales.

Mais ce n’est pas la méprise sur le mode alimentaire de l’humain qui m’agace, c’est la notion même de « notre nature ». Mais qu’est-ce que ça veut dire, b***** de m**** ?? C’est le même argument qu’on retrouve face à l’homosexualité : « c’est contre nature » et pour approuver le sexisme « c’est dans la nature de la femme de s’occuper du foyer, dans celle de l’homme de ramener le pain ». Ah bon ? Je croyais que la grandeur de l’être humain justement était de dompter sa propre nature ? Je n’ai pas la science infuse, arrêtez-moi si je me trompe, je fais la liste ( non exhaustive, of course ! ) de quelques bons aspects de l’humanité :

  • la médecine : pas naturel
  • l’art : pas naturel
  • la littérature : pas naturel
  • la civilisation : pas naturel
  • la science : pas naturel
  • la gastronomie ( puisque c’est le sujet ) : pas naturel

Oops, mais il faudrait qu’on arrête tout ça, non ?

Je suis pourtant quelqu’un qui aime beaucoup la nature et je pense qu’on devrait s’en rapprocher un peu plus et surtout écouter notre corps avant d’écouter la télé, mais là vous voyez comme moi que ce genre d’argument « c’est contre nature » ne mène à rien, non ? Et les hamburgers, c’est dans la nature humaine ?

« Tu as bien pitié des animaux, mais y’a des humains qui sont dans des conditions bien pires, non ? »

Ah bon ? Tiens, je savais pas qu’il y avait des pauvres, des malades et des prisonniers politiques…

En général, quand on me dit ça, je réponds tout de suite « Oui, mais je ne mange pas d’êtres humains, donc je ne vois pas la perspicacité de ton argument, là… » Bon, ça c’est juste pour pas rentrer dans un débat stérile, car faut pas se leurrer, le débat sera stérile car la personne ne me dit pas ça pour qu’on discute de la condition humaine et des moyens qui sont à notre portée pour l’améliorer. Non, soyons, honnêtes, c’est juste le seul argument qu’elle a trouvé pour pour refouler la culpabilité que je fais ressortir en elle en lui montrant qu’il est possible de vivre sans manger d’animaux. Elle essaie de montrer que moi aussi je suis cruelle. D’ailleurs, ça m’amène au troisième argument que je n’aime pas entendre…

« Si on devait penser à tout ceux qui souffrent sur Terre, on n’aurait plus qu’à aller se pendre »

Ben oui, on vit dans un monde cruel. Et peut-être que si on arrêtait de se fourrer la tête dans le sable du prêt-à-penser, ça changerait les choses. Je suis bien placée pour en parler, parce que jusqu’à présent ça a toujours été mon attitude.

On sait qu’il y a des famines dans le monde, des guerres, de la pauvreté. Mais on peut pas vraiment y faire grand-chose parce que c’est loin de nous. Alors on y pense de temps en temps. On signe des pétitions, parfois on donne à des associations ou à des personnes qui font la manche. Mais le reste du temps on continue nos vies, parce qu’on vit qu’une fois et il faut bien en profiter.

Alors, attention, je dis pas qu’il faut s’auto-flageller et se mettre à mourir de faim pour être en parfaite empathie avec ceux qui souffrent. Je dis juste qu’il faut bien regarder si on n’aurait pas du sang sur les mains.

Je commence mon inventaire, voyez si vous voulez faire le vôtre :

  • mes chaussures, mon manteau, la moitié de mes fringues : made in China, probablement des enfants, au moins des ouvriers sous-payés et travaillant dans de mauvaises conditions ( je parle même pas du fait que les chaussures sont faites en mauvais cuir, donc exploitation animale et pollution supplémentaire ) à quoi il faut rajouter la distance pour importer ces marchandises, donc belle empreinte carbone
  • mes meubles : ben, je sais même pas d’où ils sortent, qui les a fait, comment ?
  • mes appareils électro-ménagers : 80% made in China ou Corée ou autre pays qui n’a pas un droit du travail fantastique, souvent des usines qui ont délocalisé et licencié à foison en Europe

Bon, je m’arrête là, mais je pourrais continuer : mes déchets, mes shampooings, tous ces trucs que j’achète alors que j’en ai déjà d’autres, lesquels je vais donc jeter… Non seulement je pollue, mais je contribue à faire fonctionner un système qui repose sur l’exploitation de l’homme par l’homme. Je crois qu’on peut vraiment réfléchir deux secondes avant d’acheter des choses : par qui est-ce fait ? dans quelles conditions ? quelle empreinte carbone ? n’en ai-je pas déjà ? ne puis-je pas m’en passer ?

Je vais m’appliquer à le faire et je vous ferai quelques articles sur comment réussir à ne pas alimenter le côté obscur du système.

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8 Responses to “« Etre végéta*ien, c’est contre nature » et autres arguments fallacieux”

  1. deborah Says:

    Sympa ton article, le débat continue tin tin tin…
    Mais à mon avis il y a quand même un vrai gros doute que je me pose en lisant tes premières lignes: je pense que l’homme est avant tout omnivore à tendance fructivore ET carnivore, mais définitivement pas l’inverse. Donc en ce sens oui un régime strictement-je dis bien strictement- végétalien pour moi ne correspond pas au régime « naturel » (gnark) ou « par défaut » disons de l’homme. Après je pense qu’il s’adapte à tout, et qu’il a eu ses périodes frugivores, carnivores etc.. Mais dans l’idéal d’après mes lectures il devrait manger de tout (sans abuser de viande ça on est d’accord 😉 )

    Cool ton blog, mais je veux un article plus fun sur une série par exemple, histoire de se détendre un peu, ou alors tu crées une sous section « procrastinons by deb » et je te mets des clips musicaux 😀

  2. Lilou Says:

    Non, mais moi non plus je crois pas que le végétalisme strict soit le meilleur régime alimentaire pour l’être humain. Je le pratique comme activisme, boycott, mais je pense qu’on doit manger des produits animaux de temps à autre, à condition que ce soit marginal et que ce soit pas des animaux issus d’élevages industriels. Et puis, vivent les insectes, hummmmmmmm !
    Quant aux articles sur les séries, vu qu’on regarde des séries de névrosés, je suis pas sûre que ça soit plus léger, héhé !

  3. OréliG Says:

    Excellent cet article. Même si je n’en suis qu’au stade des questions, je me retrouve bien dans ces arguments à la c.. ! D’ailleurs il y en a deux qu’on m’a ressorti a propos de l’alimentation de mes chiens…

  4. Marie Says:

    … bien ton article… mais pas tout à fait d’accord quant aux choses naturelles ou pas:
    Si l’être humain se contentait de vivre que par et pour ce qui est utile, il n’irait pas très loin!! Les bons aspects de l’humanité que tu cites sont « naturels »:
    Rien de plus naturel que de se soigner… même les grands singes le font: que se soit mâcher une plante comme dépuratif ou prendre des bains de boue ou d’eau thermale!! L’être humain, dès le début s’est soigné avec les plantes, a peint dans sa caverne, commencé à « écrire » sur le bois et la pierre… Il a fait des clans et décidé de qui serait le chef… donc  » civilisation »… L’homme a découvert que toutes les saisons n’étaient pas propices aux cultures. Il a appris comment se confectionner des maisons et des vêtements. L’homme a appris ce qui est bon à manger ou toxique ainsi qu’à cuire ses aliments!
    Je pense que l’Homme a toujours été omnivore et que selon les saisons ou les climats, il a été naturellement porté à manger des choses différentes… juste pour vivre! Pour nous, le fait de manger « n’importe quoi » vient du fait de: TROP de choix… nos besoins essentiels ne sont plus respectés et l’influence des médias et de la société nous détourne de nos besoins vitaux…
    Si chaque personne ne mangeait que pour sa santé et pour l’éthique, ce serait parfait… mais voilà, le monde est tel que l’homme l’a fait et ce n’est pas toujours une réussite!

    … pour ce qui est des enfants sous-payés dans les pays pauvres, même si je suis effarée par ce fait, je me dis que ceux-ci ont de quoi avoir un peu d’argent pour se nourrir et pour leur dignité… au contraire de ceux qui doivent se nourrir en faisant les poubelles pour pouvoir survivre…
    Le monde n’est pas juste… et il est impitoyable… Nous avons la chance de vivre dans une partie du monde « facile » même si l’injustice est immense! Mais surtout, nous avons le « temps » de nous poser mille et une questions sur le pourquoi du comment… Je ne pense pas que l’on va trouver des personnes anorexiques ou boulimiques dans les pays ou la disette sévit et ou la famine fait des milliers de morts… ces gens-là, eux ne font que manger ce qu’ils trouve ou ce qu’on veut bien leur donner… et je crois que LÀ est vraiment le problème!

  5. Belgarel Says:

    Oh, les insectes t_t
    J’aime beaucoup les insectes. Je les respecte aussi. Ce n’est pas parce qu’ils sont transformés en galette et que nous en écrasons inconsciemment tous les jours qu’il faut les considérer comme des bactéries.
    En tant qu’êtres polycellulaires et dotés d’une forme ou d’une autre de système nerveux (http://membres.multimania.fr/dmouli/anatomie.html pour les fourmis), la question de la conscience demeure ouverte.
    Et pour les produits animaux, je pense que les refuser tout à fait est une manière de ne pas instrumentaliser l’animal. Car qui mange occasionnellement des œufs pondus naturellement voudrait bien en manger plus, quitte à augmenter artificiellement le rythme de ponte, ou à multiplier les poules.
    « Moi je suis entomo-végétarienne », ça fait un peu ça : http://insolente0veggie.over-blog.com/article-les-vegetariens-qui-mangent-du-poisson-et-les-autres-61997560.html
    Ceci dt, ça va, je suis pas de la police.

    Le meilleur régime alimentaire possible, dans l’état actuel de nos connaissance, c’est un régime équilibré. Avec tous les nutriments, pas de carences, etc. Ce régime est possible dans un cadre végétalien. Je parle de carde végé, car il n’existe pas à proprement parler « un » régime végétarien : il y a autant de régimes végétariens que de végéta*iens. Dès lors, peu importe l’origine des aliments. Rajouter de temps en temps quelques produits d’origine animale n’est pas meilleur ou moins bon pour la santé. C’est juste varier les plaisirs.

    Bon, serait temps que je commente ce que j’avais voulu commenter ^^
    (Je sais, mon commentaire est déjà long lol)

    Il y a une différence notable entre la notion de « contre nature » et de « pas naturel ». Les belles choses que tu listes, tu ne peux pas dire qu’elles sont perçues, de nos jours, comme « contre-nature » (encore qu’à certaines époques, selon les civilisations…Pour la poésie et les arts, les romains, pour la médecine, les chrétiens – pour des raisons du style de l’épisode 01×10 de Babylon 5).
    Dans le monde occidental, un principe naturel par excellence, c’est l’instinct de survie. Tout faire pour lutter, continuer, vivre. Se réparer le corps quand il est malade. Rester là le plus longtemps possible. Donc, aller à l’hôpital, discuter avec un guérisseur, faire dodo, [se faire ouvrir, farfouiller les organes, sectionner des morceaux gris par endoscopie, ou glisser un filet en polyester contre le péritoine] et se réveiller en bonne santé, c’est tout naturel, voyons. Enfin, pas naturel (dans la nature, les hommes des cavernes, y s’ouvraient pas le ventre pour se guérir !), mais pas contre-naturel non plus.
    L’homme étant par nature un animal social, la société, c’est naturel. Et l’art aussi, car l’art c’est joli, et puis c’est sacré. L’art c’est pas contre-nature, car ça célèbre la nature, et c’est agir comme on a été fait, en utilisant nos capacités comme Dieu nous a permis de le faire. La science, pareil. Faut être Rousseau pour considérer que tout ça, c’est pas naturel.
    Et puis la gastronomie, c’est se faire plaisir. C’est donc pas possible que ce soit contre-nature. Car si on peut ressentir le plaisir, c’est qu’on est fait pour, non ?

    Le contre-nature, c’est ce qui véritablement va à l’encontre de la nature. Mais qu’est-ce que la nature ?

    Dans l’ensemble, je trouve la notion de nature fallacieuse. La nature, c’est soit un joli jardin avec des arbres et plein de trucs naturels, qu’on s’imagine bien en forêt ; soit, dans une compréhension plus philosophique, un état de choses originel, abstrait, que seule l’activité humaine (car c’est la seule qui ne soit pas naturelle, la seule qui soit consciente) a empêché d’advenir. Or, le locus amoenus comme l’utopie d’Éden sont à mille lieues de constituer une base valide à aucune idée vraie.

    La nature, c’est bien fait. Il y a un sexe masculin, un sexe féminin. Un saillant, un creux. Un manque à remplir. Une force qui jaillit, une force qui aspire. C’est un principe immortel et sacré. Le masculin, le féminin. La base de la reproduction, de l’évolution, de la vie.
    Comment ça de la vie ? De la reproduction ? Sexuée, je veux bien, mais les autres ? Et la mitose, c’est pour les microbes ?

    Bon, ok, c’est pour les microbes. Mais voyez comme on extrapole ! Sandra Kim chante « La vie » tandis qu’un homme et une femme se rejoigne, le principe des deux sexes devient si sacré que quiconque tente de le remettre en question (transgenre, transsexuel, homo/bisexuel…zoophile) est un pervers sexuel – ou pire, un déséquilibré. Car l’équilibre freudien est formel : le principe homosexuel est le plus faible. Désirer ses semblables, mais ses semblables dissemblables. Ça, c’est juste une question de…« modération » 😉

    Pareil, donc, pour le végétarisme. Le sacré Principe de Plaisir, base de la reproduction, base de l’assouvissement des besoins (y compris alimentaires). Le sacré Instinct de Survie, recherche de force, de puissance, d’énergie, de santé, pour lutter tant dans un contexte darwinien que libéral (hé oui, la dure loi du marché). Ainsi la vitalité et la vie nous viennent-elles de la voracité – mais de la voracité dans le sang, dans l’absorption des forces e de la vie de l’autre. Ainsi, en France, le plaisir est la viande.
    Lutter contre deux de ces principes sacrés qui constituent notre représentation de la Nature transcendante, c’est quand même fort. Alors sortez-moi autant de comparaisons anatomiques fumeuses de l’AVF que vous voudrez (c’est d’ailleurs vrai qu’elles sont fumeuses), l’homme est FAIT POUR manger de la viande un point c’est tout ! On nous l’a dit à l’école, il est omnivore ; que croire d’autre ?

    Décidément, je prends de mauvaises habitudes, avec mes commentaires qui ne tiendraient pas sur un rouleau de PQ 😛

  6. Bon, d’abord je suis super contente parce que c’est le premier article qui suscite vraiment un échange d’idées et c’est quand même le but de mon blog à la base !
    Alors, je vais essayer de répondre à peu près à tout.

    1 – Je le répète parce que je pense que je ne le répèterai jamais assez : je ne prétends pas, d’ailleurs je ne crois pas, que le régime végétalien soit le seul bon pour la santé ou le meilleur ! Je dis juste qu’il n’est pas mauvais de se passer de produits animaux. Et puis « régime végétalien » c’est comme « omnivore » ça dit pas vraiment ce qu’il y a dans ton assiette, donc il peut y avoir des végétaliens obèses, et d’autres anémiques ( l’un n’excluant pas l’autre, d’ailleurs… ), c’est pas un remède miracle.

    2 – L’homme est omnivore : oui, je suis d’accord ! Mais d’après ce que j’ai compris, l’omnivorisme est surtout un opportunisme. Bon, en même temps, l’opportunisme est un peu la religion de la nature, donc c’est pas vraiment un scoop. Et le végétalisme aussi est un opportunisme, une adaptation. Y’en a pas un qui soit plus « normal » ou « naturel » que l’autre.

    3 – Concernant le fait de continuer à manger certains animaux ou produits animaux, oui c’est vrai c’est pas parce que j’ai peur des risques pour ma santé que je continue à manger des oeufs ( non produits en batterie ) mais pour varier mes aliments. Par contre, je ne suis pas d’accord quand tu dis que si on commence à manger des oeufs, on en voudra plus, on cherchera à avoir plus de pontes, etc. Pour deux personnes,j’achetais une douzaine tous les 10 à 15 jours avant d’être VG. Maintenant, c’est 10 par mois et encore la plupart sont pour mon mari, moi je n’ai mangé que 2 oeufs en deux mois et demi. Je cuisine le plus possible sans oeufs, alors que je pourrais en toute bonne conscience remplacer les oeufs de batterie par mes oeufs « naturels ». Je suis d’accord avec toi, être végétalien c’est refuser l’instrumentalisation des animaux. Concernant les insectes, c’était un personnal joke pour Deborah, mais je les considère aussi comme des animaux et je ne prône pas le remplacement des usines à cochons par des usines à insectes, au contraire, j’essaie de plus les tuer ( bon, c’est dur, mais je me soigne ).

    4 – J’ai rien de spécial à redire sur ce que Marie et Belgarel ont dit sur la notion de « nature ». Au contraire, vous avez abordé la question avec bien plus de connaissances que moi, merci !! C’est vrai que je ne me suis pas super bien exprimée sur ce coup-là…

    5 – Pour répondre à ça : « pour ce qui est des enfants sous-payés dans les pays pauvres, même si je suis effarée par ce fait, je me dis que ceux-ci ont de quoi avoir un peu d’argent pour se nourrir et pour leur dignité… au contraire de ceux qui doivent se nourrir en faisant les poubelles pour pouvoir survivre… » Bon ben là je suis pas du tout d’accord… Je suis presque tentée de dire que faire les poubelles c’est mieux que de travailler dans les usines ; mais c’est un luxe de riche que de tenir de tels propos. Par contre, je crois vraiment que ce sont deux positions équivalentes. Entre avoir honte de fouiller dans les poubelles et se faire traiter comme une m**de au boulot, franchement je vois pas la différence. Je ne crois pas qu’arrêter d’acheter du made in China va accroitre la pauvreté dans le monde. Au contraire, continuer à en acheter c’est cautionner le système et n’encourager personne à le remettre en question. Je n’habite plus en Europe. Des enfants qui travaillent au lieu d’aller à l’école, j’en vois tous les jours ou presque. Et je ne vais pas aller acheter quelque chose dans un magasin où un enfant travaille, je ne vais pas faire réparer ma voiture chez un mécano où un enfant travaille. C’est sûr que ne faire que ça ne suffit pas, mais ça me semble important comme début, comme preuve de bonne foi d’une part et message/exemple pour sensibiliser les gens à cette cause.

    En fait, ce que je voudrais faire ressortir de mon propos, c’est ce qui m’a convaincue de devenir végétalienne et de ne pas m’arrêter là : dans notre monde moderne, nous consommons trop et nous ne regardons pas comment les choses que nous achetons sont arrivées entre nos mains, à quel prix humain, à quel prix pour les animaux, à quel prix pour notre planète et à quel prix pour notre intellect. Donc j’invite ceux qui arrivent à peu près aux mêmes conclusions que moi à arrêter de consommer aveuglèment. C’est tout. Si vous avez analysé la situation et que vous avez abouti à la conclusion qu’il est bien de continuer à manger de la viande et/ou de continuer à acheter du Made in China, libre à vous, je ne vous jetterez pas la pierre.

    • Marie Says:

      … ce que je veux dire par: « ceux-ci ont de quoi avoir un peu d’argent pour se nourrir et pour leur dignité… au contraire de ceux qui doivent se nourrir en faisant les poubelles pour pouvoir survivre » n’est pas que je cautionne le travail des enfants… La perception n’est certainement pas la même par rapport à l’injustice, et je suis persuadée que gagner un peu d’argent doit être plus gratifiant que de faire la manche ou chercher son repas dans les détritus…
      L’injustice, c’est qu’il y a des riches qui se gavent et qui chipotent sur ce qu’ils mangent, pendant que les autres les regardent!

  7. Oui, oui, j’avais bien compris ! Et je suis toujours d’accord avec toi sur le dernier point et toujours pas d’accord sur le premier ! Mais on ne peut pas être d’accord sur tout 😉


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